Le gouvernement provincial a décidé de construire une nouvelle école sur le terrain de l’établissement Saint-Henri, à Moncton, plutôt que de rénover le bâtiment existant. Celui-ci déborde et date de 1965.
Les élèves de l’école Saint-Henri apprennent dans un bâtiment âgé de plus de 60 ans et conçu pour accueillir 350 enfants. Or, ils étaient 497 en octobre 2025, un nombre en augmentation de 58% en quatre ans.
«On a vu la fermeture de la cafétéria, l’ajout de classes mobiles (dans des roulottes), etc. Le tout n’a pas été facile», a observé ces dernières années le député de Moncton-Centre, Robert McKee, dont les enfants ont fréquenté l’établissement.

La directrice de l’école, Sophie LeBlanc, affirme que la situation n’a pas de conséquences sur l’apprentissage et la sécurité des élèves.
«On est obligé de faire des classes jumelées, avec deux enseignants par local, explique-t-elle toutefois. Il manque aussi de salles pour les enseignants d’appui à l’apprentissage, etc. On est à l’étroit. C’est un gros défi.»


Le gouvernement provincial est venu donner une bonne nouvelle dans son établissement, vendredi.
La ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, a annoncé la construction d’un nouvel édifice sur le terrain de l’école Saint-Henri, pour remplacer l’ancien.
«Alors que Moncton continue de croître rapidement, nous devons continuer à développer notre infrastructure scolaire pour répondre à cette croissance », a-t-elle dit.


«Moins coûteux»
Le gouvernement de Blaine Higgs avait prévu doubler la capacité de l’école Saint-Henri en novembre 2023.
Celui de Susan Holt a trouvé qu’il serait moins coûteux, moins complexe et moins perturbateur d’ériger un nouveau bâtiment après une étude approfondie, selon Mme Johnson.
Les élèves pourront rester dans l’édifice actuel pendant les travaux.
Mme Johnson a estimé le coût du chantier à 50 millions $. Elle prévoit qu’il se termine vers 2031. L’établissement neuf pourra accueillir 650 élèves.
Le président du conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud (DFS-S), Michel Côté, a fait remarquer que son organisme réclame un ajout d’espace dans l’école Saint-Henri depuis 2016.
«On avait prévu une croissance du nombre d’élèves qui s’est confirmée et accentuée», a-t-il raconté.


«Grands besoins»
M. Côté se réjouit de l’annonce du gouvernement. Il souligne toutefois que les élèves de la maternelle à la 5e année qui fréquentent l’école Saint-Henri grandiront. Il prévoit donc une surpopulation de l’école l’Odyssée.
«Les écoles secondaires à Moncton sont pleines à craquer, a-t-il dit. Lorsque l’élève de 5e année qui gradue cette année arrivera à l’école l’Odyssée, celle-ci aura presque atteint sa capacité maximale.»
Le président du conseil d’éducation du DSF-S ajoute que le projet de nouvelle école secondaire à Moncton se classe 37e dans les priorités de projets d’immobilisation du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance en 2026-2027.
«Si l’ordre des priorités ne change pas, on ne verra pas cette nouvelle école-là dans les 10 ou 15 prochaines années, avance-t-il. Il faut commencer à y penser maintenant si on veut être capable… de survivre. Il y a une limite au nombre de roulottes qui peuvent être ajoutées aux écoles.»
«Nous savons que les besoins sont grands, mais il faut y répondre une étape à la fois», a dit Mme Johnson.


Crédit: Lien source

