« Il y a de plus en plus d’amateurs de ce style de vie » : Hélécine en mode « vanlife » avec un festival pour découvrir la vie en van et l’esprit de liberté

« J’ai été opéré d’une tumeur au cervelet gauche qui a failli me coûter la vie, confie-t-il. Heureusement, elle a été prise toute juste à temps. Mais c’est vrai que c’est le genre de choses qui permet de relativiser et de voir les choses un peu différemment. Après ça, j’ai toujours été tenté par cette envie de bouger, de découvrir d’autres endroits du monde. En 2019, j’ai donc entrepris ce premier grand voyage, en Nouvelle-Zélande. »

Deuxième édition du festival à Hélécine

C’est là-bas que notre interlocuteur, trentenaire aujourd’hui, a eu son premier contact avec la « vanlife ». Autrement dit, ce mode de vie qui consiste à vivre et voyager en véhicule aménagé. Il en est devenu un véritable amoureux. Au point qu’il y a un an, il a organisé ce premier festival spécialisé en la matière, le « Van à Nu Festival », à l’ancien terrain de football d’Hélécine, le 21 juin dernier. Avec l’objectif de faire découvrir ce monde aux yeux du public encore non averti, mais aussi de réunir les passionnés pour partager les expériences, conseils et autre bons moments.

« J’avais fait quelques festivals de ce genre, par exemple en France, raconte-t-il. En Belgique, il y avait notamment un événement de ce type à Bertinchamps, à Corroy-le-Château. Mon but en lançant ce festival n’était évidemment pas de faire concurrence à celui-ci, mais de proposer quelque chose dans le coin d’Hélécine. L’expérience a été top, avec pas mal de feed-back positifs malgré la chaleur et le fait que j’avais fait peu de publicité. »

Un tour d’Europe d’un an avec « Olaf », son van aménagé

Simon Crèvecœur a donc rempilé pour une deuxième édition, quelque peu différente puisqu’elle se déroule sur trois jours, les 1er, 2 et 3 mai prochains (de 10 h à 17 h), et qu’il y aura une soixantaine de véhicules, là où ils étaient 35 en 2025.

« L’objectif reste le même : faire découvrir ce mode de vie, partager nos expériences entre « vanlifeurs », etc. Il y aura des conférences, des ateliers, dont un pour apprendre à faire du covering de meubles, un autre où un aménageur de van professionnel donnera ses conseils… Il y aura aussi une soirée le vendredi et un concert le samedi soir, et de quoi se restaurer avec des foodtrucks et un bar. »

Quelques jours après le festival, Simon Crèvecœur et sa compagne Sidney partiront pour un tour d’Europe d’un an en… van aménagé, évidemment. « J’ai acheté un Renault Master il y a environ un an et, depuis lors, on travaille pour l’aménager à notre goût, raconte celui qui fait les travaux en autodidacte. Je ne suis pas du tout bricoleur à la base. Mais, à force de regarder des vidéos sur YouTube, et avec l’aide précieuse de mon papa, on arrive à quelque de chouette. Tout est pensé au millimètre près afin d’avoir quelque chose qui soit cosy, mais surtout pratique car les espaces sont forcément petits. Cela n’est pas toujours simple, mais c’est hyper valorisant quand on arrive à un beau résultat. Il y a juste toute la partie électricité que j’ai faite faire par un professionnel car c’est très pointilleux et je voulais que ça soit nickel. »

Cette expérience d’auto-apprentissage, Simon la partage sur son compte Instagram « unbelgedailleurs ». Pour le plaisir de partager, pour prouver que l’on peut aménager un van soi-même, mais aussi, pourquoi pas, inspirer d’autres personnes à adopter la « vanlife », une tendance très à la mode. « C’est vrai qu’on constate qu’il y a de plus en plus d’amateurs de ce style de vie, dit-il. Pourquoi ? Parce que je pense que ce côté liberté, indépendance et flexibilité plaît beaucoup. Avec un van aménagé, on bouge où et quand on veut. Cela demande un respect non seulement des règles en vigueur dans le pays où on se rend, mais aussi de la nature avec laquelle on est contact. Elle nous accueille, on se doit de la respecter ! »

Instagram & YouTube : « @unbelgedailleurs » ; Facebook : « Le Van A Nu festival »

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