L’année passée, 6 623 enfants sont nés en Guyane. Selon le dernier rapport de l’INSEE sur la fécondité, ce sont 226 naissances de moins qu’en 2024. Une baisse, observée depuis 2021, qui se poursuit.
Le taux de natalité atteint son niveau le plus bas depuis plus de 30 ans : 22,5 ‰. Il reste le plus élevé de France, après Mayotte (27,7 ‰). La moyenne nationale étant de 9,2 ‰.
Des bébés qui arrivent plus tôt qu’ailleurs
Par ailleurs, en 2025, les mères guyanaises ont toujours leur enfant plus tôt que celle du territoire national, où le premier enfant arrive à 31,3 ans en moyenne, mais aussi que celles de Martinique (30,3 ans) et de Guadeloupe (30,4 ans). Chez nous, l’âge conjoncturel moyen à l’accouchement est à 28,9 ans en 2025 (contre 28,3 ans en 2015).
En 2025, 256 bébés sont nés de mères mineures en Guyane. Ce sont 3,8 % des naissances, contre 4,8 % dix ans plus tôt. Un chiffre donc en diminution, mais ces cas sont plus fréquents sur notre territoire que dans l’Hexagone (0,2 %) et qu’en Guadeloupe et en Martinique (respectivement 0,4 % et 0,7 %).
La mortalité infantile élevée en Guyane
Le rapport de l’INSEE révèle aussi que la mortalité infantile reste élevée en Guyane. En 2025, 57 nourrissons sont décédés avant leur premier anniversaire, portant le taux de mortalité infantile à 8,5 ‰. Dans l’hexagone, ce taux s’établit à 3,6 ‰.
De façon générale, la mortalité infantile reste environ deux fois plus élevée dans les départements d’outre-mer qu’en France hexagonale. Plusieurs facteurs socio-économiques, mais aussi sanitaires, expliquent ce chiffre, comme les conditions de vie des parents, la prévalence de l’obésité chez la femme ou encore la suroccupation des logements. Des faits plus fréquents en Outre-mer et qui ont des conséquences sur la santé des enfants, surtout des bébés. S’ajoute à cela la barrière de la langue pour les parents étrangers, qui compliquent la communication avec les professionnels de santé.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.