À Edmundston, une simulation choc pour promouvoir la prudence au volant

IJL

Des centaines d’élèves provenant de cinq écoles secondaires du Nord-Ouest ont assisté, la semaine dernière, à une simulation d’accident. L’objectif: les sensibiliser à l’importance de faire les bons choix au volant.

L’activité, qui a lieu tous les deux ans, a été organisée au Centre Jean-Daigle, le 15 mai dernier. Des élèves de la 11e et de la 12e année en provenance d’écoles francophones et anglophones d’Edmundston et de Grand-Sault ont pu observer une simulation d’accident.

L’objectif des organisateurs était de leur faire vivre une expérience sensorielle et émotive percutante afin de les inciter à réfléchir sur les choix qu’ils auront à conduire un véhicule.

Dans cette optique, on leur a présenté un scénario dans lequel un grave accident de la route s’est produit à la suite d’une fête d’adolescents.

Divers intervenants comme des policiers, pompiers et ambulanciers étaient sur les lieux. De jeunes acteurs ont interprété les victimes. Un véhicule accidenté a même été apporté dans l’enceinte du Centre Jean-Daigle.

Les participants ont donc été envahis par les lumières des gyrophares, ainsi que par le son des sirènes et des cris, qui font partie intégrante de ce type d’intervention des services d’urgence lors d’un drame routier.

Selon la policière communautaire de la Force policière d’Edmundston, Tonia Roussel, l’objectif principal est de faire réaliser aux jeunes les conséquences de comportements à risque comme la distraction au volant (avec l’utilisation du cellulaire notamment), la vitesse ou la conduite avec facultés affaiblies.

«Les décisions qu’on prend dans nos vies sont importantes. Ça ne prend que quelques instants, voir, quelques secondes, pour changer une vie. Oui, on peut avoir du “fun”, mais il faut le faire intelligemment. Un accident peut entraîner des conséquences dramatiques pour tout le monde impliqué. On ne peut tout simplement pas revenir en arrière.»

Après la simulation, les jeunes ont eu l’occasion de discuter avec les intervenants présents sur les lieux.

En raison de la charge émotive de l’activité, des mesures d’encadrement et de soutien ont été mises en place pour les élèves, que ce soit de garder le silence et de ne pas circuler pendant la démonstration; un soutien émotionnel pour les élèves incommodés; et un suivi après l’événement invitant les jeunes à dialoguer avec leurs parents, leurs proches et les services d’aide psychologique intégrés dans chaque école participante.

Outre la Force policière d’Edmundston et la Gendarmerie royale du Canada qui ont géré la scène et réalisé la reconstitution légale, le Service sécurité incendie d’Edmundston a fait la démonstration des manœuvres de désincarcération. Les travailleurs paramédicaux d’Ambulance Nouveau-Brunswick ont simulé l’application des soins d’urgence vitaux.

Comme le scénario présenté comptait une personne décédée, la Résidence funéraire Bellavance d’Edmundston s’est impliquée de ce côté pour confirmer le décès.

Les directions et le personnel des écoles participantes, la Ville d’Edmundston, la Commission des services régionaux du nord-ouest, le Club Richelieu et d’autres partenaires locaux ont aussi contribué à la réalisation de cette activité.

Bien qu’elles n’impliquent évidemment pas toutes des jeunes, le nombre d’accidents a augmenté au Nouveau-Brunswick. Selon le plus récent rapport annuel de la GRC, publié en novembre 2025, le nombre de collisions a connu une hausse de 2023 à 2024, passant d’environ 3500 à plus de 6400.

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