Abus sexuels dans le périscolaire : le maire de Paris va « échanger » avec le personnel et les familles de l’école Saint-Dominique – franceinfo

Plusieurs dizaines de plaintes ont été déposées, notamment pour des faits de viols sur des enfants de cette école maternelle parisienne.


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Lors d’un rassemblement pour dénoncer les violences faites aux enfants dans le périscolaire à Paris le 21 mars 2026. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / VIA AFP)

Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, se rendra lundi 11 mai à l’école Saint-Dominique dans le 7ᵉ arrondissement pour « échanger » avec le personnel et les familles, apprend vendredi 8 mai ICI Paris Île-de-France de source proche du dossier. Ce déplacement fait suite au dépôt d’une trentaine de plaintes pour viols, agressions sexuelles et violences physiques et verbales sur des enfants de cette école maternelle.

L’affaire a été révélée par une enquête de l’émission « Cash Investigation ». Dans l’une des séquences, on peut voir une animatrice embrasser sur la bouche un petit garçon de l’école. De nombreux enfants de 3 et 4 ans se sont confiés à leurs parents depuis. Plusieurs ont également été entendus par la brigade des mineurs.

« Nous sommes pleinement conscients de la crise majeure que les familles dont les enfants sont scolarisés à l’école Saint-Dominique traversent depuis plusieurs mois« , a écrit le maire de Paris aux parents d’élèves. Emmanuel Grégoire sera accompagné lundi par Anne-Claire Boux, l’adjointe en charge des affaires scolaires à la ville de Paris.

« Si c’est encore pour l’entendre dire que ce n’est pas de sa faute et qu’il va lancer le troisième plan d’action inefficace en dix ans, j’ai peur que ça m’agace plus qu’autre chose« , a réagi auprès d’ICI Paris Île-de-France une mère qui a porté plainte pour viol contre deux animateurs et enlevé sa fille de l’école maternelle depuis.

Entre janvier et mars 2026, 78 agents ont été suspendus à Paris, dont 31 pour des violences sexuelles. Un plan d’action d’un coût de 20 millions d’euros pour le périscolaire a été adopté mi-avril au Conseil de Paris pour lutter contre ces violences périscolaires. Les syndicats d’animateurs dénoncent des conditions de travail précaires et des suspensions abusives. Ils appellent à la grève entre le 11 et le 22 mai, et à manifester le 19 mai devant la direction des Affaires scolaires de la ville de Paris (Dasco).


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