Un ancien responsable de comité départemental olympique tombé dans un piège à pédophiles, « effroi » au CNOSF
L’ancien vice-président du comité départemental olympique et sportif de Haute-Saône s’est fait piéger en ligne, lundi 11 mai, par un chasseur de pédocriminels. Le CNOSF a réagi via un communiqué en faisant part de son « effroi » et en expliquant que l’homme a déjà été condamné dans une affaire à caractère sexuel impliquant des mineurs.
Et le piège se referma. Un homme présenté comme Dominique Bouvet, ancien vice-président du comité départemental olympique et sportif de Haute-Saône, également ex-responsable du sport scolaire dans le département, s’est fait berner lundi 11 mai par un piège à pédophiles tendu par l’internaute connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Finnyzyy » – chasseur de pédophiles revendiqué.
« Est-ce que je pourrais t’embrasser? »
Le jeune homme a utilisé l’intelligence artificielle pour prendre l’apparence et la voix d’une fille de 14 ans, leurre ultra-réaliste ayant pour but de piéger les prédateurs en ligne. L’homme face à lui est donc tombé dans le panneau, et les extraits sont sans équivoque.
« Si on se voit et que je t’emmène au Parc (le Parc des Princes, NDLR), est-ce que je pourrais t’embrasser par exemple ? (…) Est-ce que ça te ferait envie, d’abord ? Réponds à la question : quelque part, est-ce que ça te ferait envie ou pas ? », insiste le retraité en pensant s’adresser à une adolescente.
Puis l’homme rappelle qu’il a été quelqu’un de « connu », ce qui attise la curiosité de la pseudo-jeune fille. Il fait alors chanter son interlocutrice et refuse d’en dire plus sans retour : « Qu’est-ce que tu donnes pour savoir ? Qu’est-ce que tu ferais pour me faire plaisir, pour que je te dise ? »
L’homme a déjà été condamné
Alors que la séquence est devenue virale sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont assuré avoir identifié un homme du nom de Dominique Bouvet, bien connu dans les sphères sportives du côté de Vesoul. La nouvelle est parvenue jusqu’au Comité national olympique et sportif français, qui a fait part de sa stupéfaction via un communiqué, en nommant clairement l’individu, et en rappelant que celui-ci a déjà été condamné dans une affaire à caractère sexuel impliquant des mineurs l’année dernière.
Comme noté par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, Dominique Bouvet a en effet été écarté de ses fonctions il y a quelques années, après avoir été arrêté et placé en détention provisoire en mars 2020, quand des lycéennes ont dénoncé des messages envoyés par ce dernier avec le compte Instagram de l’UNSS 70. Il a été condamné en janvier 2025 à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, comprenant une obligation de soins, pour détention, captation et transmissions d’images à caractère pornographiques de mineurs, alors que du matériel pédopornographique a été retrouvé sur son ordinateur.
« Le CNOSF tient à exprimer son effroi à la suite des informations révélées concernant Dominique Bouvet, ancien administrateur du CDOS de Haute-Saône – fonction qu’il n’exerce plus depuis janvier 2020 – et condamné en janvier 2025 dans une affaire à caractère sexuel impliquant des mineurs. Si les faits nouvellement rapportés devaient être confirmés, ils seraient d’une gravité absolue », indique le Comité.
« Le CNOSF rappelle sa position de tolérance zéro face à tout comportement pouvant relever de violences sexuelles sur mineurs, d’atteintes à leur intégrité ou de comportements prédateurs. La protection des enfants est une responsabilité collective impérative. Le CNOSF réaffirme son engagement total contre toutes les formes de violences. La future Fondation Sport sans violences, annoncée en avril dernier, renforcera encore la réponse du mouvement sportif face à ces enjeux. Le CNOSF rappelle l’importance de signaler sans délai tout fait susceptible de mettre en danger des mineurs », conclut l’instance.
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