Algérie, Mali, guerre en Iran… Au Kenya, ce qu’il faut retenir du discours du président français Emmanuel Macron | TV5MONDE

À la veille de l’ouverture du sommet Africa Forward, qui se tiendra à Nairobi ces 11 et 12 mai, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse ce dimanche 10 mai à la présidence kényane, avec son homologue kényan William Ruto. Le président français a abordé la situation au Mali, le rapprochement avec l’Algérie et la guerre en Iran. 

À Nairobi ce dimanche 10 mai, le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto se sont exprimés face à la presse, en vue de l’ouverture prochaine du sommet Africa Forward, qui se tiendra ces 11 et 12 mai dans la capitale kenyane. Emmanuel Macron y a abordé plusieurs points, à commencer par les relations entre la France et le continent africain. 

L’époque du « pré carré » de la France en Afrique francophone est « terminée » depuis 2017, a t-il assuré. En organisant le sommet Africa Forward au Kenya, premier sommet Afrique-France en Afrique anglophone, « il y a la volonté de dire que l’Afrique est un tout », c’est un continent qu’« il faut regarder totalement différemment », a déclaré Emmanuel Macron. 

  1. Guerre au Moyen-Orient 

Le président français Emmanuel Macron a également assuré dimanche que son pays n’avait « jamais envisagé » un « déploiement » militaire naval dans le détroit d’Ormuz, mais une mission de sécurisation « concertée avec l’Iran ».

Lors d’une conférence de presse à Nairobi, le président français a martelé qu’il s’en tenait à « cette position », qui est de s’opposer à « tout blocus d’où qu’il vienne », côté américain ou iranien, et de « refuser quelque péage d’où qu’il vienne », afin de « permettre la liberté de navigation »

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Il répondait ainsi à l’Iran qui a averti dimanche d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiements français et britannique dans le détroit d’Ormuz, après l’annonce par Paris et Londres de l’envoi de bâtiments militaires dans la région. Au deuxième jour de sa tournée en Afrique, le président français a souligné que « le continent africain tout entier est victime aujourd’hui du blocus » du détroit, par lequel transite en temps normal une grande partie du pétrole exporté du Moyen-Orient.

  1. Algérie 

Le président français Emmanuel Macron a dit dimanche espérer que la récente visite de sa ministre déléguée aux Armées Alice Rufo en Algérie marquait « le début » d’une « reprise » des relations, fustigeant les « postures de politique intérieure » des derniers mois qui ont, selon lui, « causé beaucoup de tort » aux deux pays.

« Je considère que mon devoir est de défendre les intérêts des Françaises et des Français », qui est que « nous retrouvions une relation apaisée, constructive avec l’Algérie. Cette relation doit être respectueuse des deux côtés, mais elle doit permettre d’apporter des solutions sur tous les sujets », a dit le président français lors d’une conférence de presse au Kenya.

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Ce récent réchauffement des relations entre les deux pays laisse espérer une possible grâce présidentielle du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné depuis près d’un an en Algérie. Il doit recevoir une première visite consulaire « dans les prochains jours », a annoncé la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo ce samedi. 

  1. Mali

La récente actualité montre que les autorités maliennes n’ont pas pris « la meilleure décision » pour le Mali en exigeant le départ de ce pays de l’armée française, qui y a combattu une insurrection djihadiste jusqu’en 2022, a déclaré dimanche le président français Emmanuel Macron.

Depuis fin avril, le Mali subit une offensive sans précédent lancée par des groupes armés, qui a gravement affaibli le pouvoir en place depuis les deux putschs successifs de 2020 et 2021. Outre le Mali, des coups d’État dans deux autres pays sahéliens, le Burkina Faso et Niger en 2022 et 2023, ont précipité le divorce avec la France et le départ de son armée, cristallisant les critiques contre la politique française.

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