Les deux hommes attendaient ce moment depuis longtemps. Le 28 avril, Bilal Ag Acherif et Alghabass Ag Intalla, les deux têtes du Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement indépendantiste à dominante touareg, étaient de retour chez eux, à Kidal, après en avoir été chassés en novembre 2023 par les mercenaires du groupe russe Wagner et l’armée malienne. Quarante-huit heures plus tôt, leurs combattants, en étroite coordination avec les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida, avaient pris possession de cette petite ville du nord du Mali lors d’une vaste offensive conjointe menée par ces deux mouvements contre la junte du général Assimi Goïta, au pouvoir à Bamako.
Un troisième acteur-clé de cette offensive contre les autorités maliennes, fidèle à sa réputation de fantôme insaisissable, est en revanche demeuré invisible : Iyad Ag Ghali. Le combattant touareg de 72 ans, aujourd’hui chef du GSIM, est pourtant, de l’avis général, le véritable ordonnateur de l’offensive, celui qui conçoit et dirige toutes les opérations. En bref, l’ennemi numéro un du général Goïta et de ses supplétifs russes d’Africa Corps, qui ont officiellement pris la relève du Groupe Wagner en juin 2025.
Il vous reste 88.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Crédit: Lien source