Le Kenya et la France signent des accords de partenariat d’un milliard de dollars à la veille du sommet Africa Forward

Par Edna Mwenda, Nairobi

Le Kenya et la France ont signé 11 accords bilatéraux d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars à la veille du sommet Africa Forward Summit, couvrant les secteurs du transport, de l’énergie, de la technologie, du commerce, de la santé, de l’éducation et des initiatives climatiques.

Le sommet, coorganisé par les deux pays du 11 au 12 mai à Nairobi, réunit des chefs d’État africains, des dirigeants d’entreprises et des innovateurs afin de débattre des investissements, de la coopération économique et des réformes du système mondial de financement.

Le Premier secrétaire du Cabinet et ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a confirmé l’ampleur des engagements à l’issue des discussions bilatérales entre William Ruto et Emmanuel Macron à State House, Nairobi. « Nous avons signé 11 instruments, tous stratégiques, représentant au total plus d’un milliard de dollars de programmes et d’engagements », a déclaré M. Mudavadi.

Selon lui, ces accords devraient renforcer la coopération économique et les flux d’investissement entre Nairobi et Paris, tout en soutenant l’agenda de développement et d’infrastructures à long terme du Kenya.

Parmi les projets phares figure la modernisation du réseau ferroviaire de banlieue de Nairobi reliant la capitale aux villes satellites, notamment Thika, Syokimau, Embakasi, Ruiru et Kikuyu.

Le projet devrait contribuer à réduire considérablement la congestion urbaine et à améliorer les capacités de transport public dans la région métropolitaine de Nairobi.

« Une fois ce programme achevé avec la ligne jusqu’à Thika, nous pourrons transporter plus de 30 000 personnes par heure », a ajouté Mudavadi. Il a précisé que la France fournirait un financement de 128 millions d’euros (150,8 millions de dollars) pour le projet de modernisation ferroviaire.

Le ministre a également confirmé d’autres accords de financement, dont 35 millions d’euros (41,2 millions de dollars) pour un nouveau hub scientifique et d’innovation à l’University of Nairobi, ainsi qu’un appui à la modernisation des infrastructures portuaires de Mombasa.

Le président Ruto a indiqué que ces accords visent à accélérer la transformation économique du Kenya grâce à des investissements dans les trains de banlieue, la logistique et les infrastructures portuaires, les énergies renouvelables et nucléaires, la connectivité numérique ainsi que la valorisation agricole.

Il a salué le soutien français à l’expansion des projets d’énergie éolienne, à la production de carburant aérien durable ainsi qu’aux partenariats dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et des services publics numériques.

« Le Kenya va bénéficier de l’expertise française dans le domaine de l’énergie nucléaire », a déclaré le Dr Ruto.

Le président kényan a également annoncé que les deux pays avaient convenu de renforcer leur coopération dans la santé, la préparation aux épidémies, l’éducation STEM et la formation technique, tout en consolidant les échanges commerciaux et la connectivité aérienne entre Nairobi et Paris.

Le président Macron a affirmé que la France restait engagée dans le développement de partenariats d’investissement de long terme à travers l’Afrique, le Kenya occupant une place stratégique dans cette ambition.

« Nous allons essayer d’accélérer la réforme de l’infrastructure financière africaine avec la Banque africaine de développement », a déclaré M. Macron.

Selon lui, le sommet Africa Forward sera centré sur des partenariats orientés vers l’exécution concrète ainsi que sur des réformes de l’architecture financière mondiale afin d’améliorer l’accès au financement pour les économies africaines.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme, à l’action climatique et au renforcement de la coopération économique entre l’Afrique et l’Europe.

William Ruto a qualifié l’organisation du sommet au Kenya de moment historique, soulignant qu’il s’agit de la première fois depuis plus de cinq décennies que cette rencontre se tient hors de France ou d’un pays africain francophone.

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