Pour la troisième fois en moins d’un mois, des associations sont dans le viseur du gouvernement burkinabé. Mardi 5 mai, 205 structures agissant dans les domaines du développement, de la santé ou de la défense des droits des femmes ont été suspendues pour « non-renouvellement de leurs instances conformément à leurs statuts et règlement intérieur et à la loi en vigueur », selon un arrêté du ministère de l’administration territoriale et de la mobilité. Cette dernière décision porte à 682 le nombre d’associations ciblées par les autorités.
Le 21 avril, un arrêté similaire avait épinglé 359 associations. Quelques jours plus tôt encore, 118 autres structures étaient dissoutes et « interdites d’activités sur toute l’étendue du territoire national », sans que le communiqué n’évoque de motif précis. Parmi elles figurent des collectifs citoyens, dont certains engagés en faveur de la démocratie, un régime politique que le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2022, a récemment balayé d’un revers de la main : « La démocratie, c’est pas pour nous », a-t-il déclaré, le 2 avril, dans une interview diffusée à la télévision nationale.
Il vous reste 74.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Crédit: Lien source