Ce maire des Côtes-d’Armor veut éviter « les décès dus à la chaleur » et investir dans la rénovation énergétique
Rédaction Dinan
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Lundi 20 avril 2026, Dominique Ramard, maire de la commune de Saint-Juvat (Côtes-d’Armor) et par ailleurs président du syndicat départemental d’énergie, a été invité par la radio Ici Armorique. Lors de cette interview, il a présenté le programme de l’Action des Collectivités Territoriales pour l’Efficacité Énergétique (ACTEE), dont il est le vice-président.
Au lendemain des municipales, Dominique Ramard voulait donner un message aux nouveaux élus. « C’est au début du mandat qu’il faut prévoir les budgets pour rénover les bâtiments publics des communes. »
ACTEE un appel à accélérer la rénovation énergétique
Mais qu’est-ce que c’est exactement que l’ACTEE dont le maire est le vice président ? C’est un programme porté par la fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). Il porte sur les certificats d’économie d’énergie. Derrière cette action, 22 co-signataires et 10 membres du réseau bâtiment durable.
Les co-signataires du programme ACTEE ont publié un manifeste appelant à intensifier les efforts pour la rénovation énergétique. « La moitié des bâtiments publics sont des écoles, lycées, universités. Économiser sur l’énergie de ces bâtiments permettra de lancer d’autres chantiers. En juin il fera trop chaud pour les enfants dans les classes et les salles d’examen. Idem pour les maisons de retraite. Les décès dus à la surchauffe pourraient être évités. »
Consommer moins et autrement
Pour eux, il faut revoir notre consommation énergétique. « La filière rénovation couvre toute la France et met en avant des réseaux d’acteurs économiques. Il est urgent de se détacher du gaz ou du fioul qui viennent de l’extérieur du territoire français. »
Dominique Ramard a également évoqué les effets positifs des rénovations énergétiques à l’échelle locale. Il a pris l’exemple de sa commune de Saint-Juvat, où « la facture d’énergie de la salle polyvalente est passée de 8 000 à 4 000 €. »
Un levier pour l’économie locale
Le maire a conclu en soulignant l’importance de ce type de projets pour relancer l’économie locale : « Seulement 6 000 des 40 000 écoles ont été rénovées jusqu’à présent. Énergies électriques, biomasse, biogaz : des entreprises locales sont compétentes pour faire des adaptations. Chaque euro investi dans la rénovation énergétique soutient les entreprises du territoire et des emplois non délocalisables. »
Il n’y a plus qu’à espérer que, partout en France, ce mandat soit celui de la rénovation énergétique.
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