« De nouvelles façons de circuler » : les bus Yanéo en phase de test avant une ouverture des lignes en octobre

 Avec son allure qui rappelle d’emblée le plumage et le bec du toucan, le bus Yanéo suscite la curiosité sur son passage. Mais avant de pouvoir monter à bord, les passagers devront encore patienter jusqu’à la mi-octobre. Pour l’instant, certains bus sont toujours en phase de test.

Gérocanda, l’un des 27 conducteurs déjà recrutés, se prépare à accueillir la population. « Ce que je peux faire, c’est avertir, conseiller, dire de respecter la signalisation, mais je pense qu’il faut aussi un travail en dehors de l’entreprise pour informer les usagers qu’il y a de nouvelles façons de circuler. »

Cette phase d’essais a plusieurs objectifs. « Elle permet d’abord de vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble des systèmes embarqués, notamment ceux dédiés à l’information des voyageurs, indique explique Isabelle Patient, directrice de l’habitat, de l’aménagement, de la mobilité et du social à la CACL (Communauté d’agglomération du Centre Littoral). Les équipes s’assurent que les horaires affichés sont corrects, que les temps d’attente sont calculés avec précision et que les bus sont correctement détectés par le système en temps réel. Les tests portent également sur la priorité accordée au BHNS aux carrefours. L’objectif est de vérifier que les feux de circulation se déclenchent bien à l’approche des bus afin de garantir la fluidité du service. »

Cette période est aussi l’occasion pour les conducteurs de prendre en main ces nouveaux véhicules, plus longs que ceux qu’ils conduisaient jusqu’à présent. Enfin, ces essais permettent aux autres usagers de la route de s’habituer progressivement à la présence du BHNS. Une étape jugée essentielle pour favoriser une cohabitation en toute sécurité et limiter les risques d’accident avant le lancement de la marche à blanc, puis de l’exploitation commerciale.

Les essais ont également permis d’identifier plusieurs ajustements techniques. Parmi eux : des défauts de synchronisation entre les horaires d’arrivée des bus et certaines stations, ainsi que des réglages à effectuer sur le système de détection aux feux de circulation. Des corrections ont déjà été apportées, avant une nouvelle étape de test durant laquelle les bus circuleront sans passagers. « Pendant cette marche à blanc, nous allons réaliser des tests de remorquage en cas d’accident, simuler des pannes et différents incidents afin de vérifier toutes les conditions de circulation sur les voies du BHNS (bus à haut niveau de service, NDLR) », explique Isabelle Patient.

Un bus pour « faire gagner du temps aux usagers »

Pensé pour améliorer le confort des voyageurs, le BHNS est équipé de prises permettant de recharger son téléphone, d’aménagements pour les personnes à mobilité réduite et d’un système de vidéosurveillance. Il doit également répondre aux besoins croissants de mobilité sur le littoral. Pour Sandra Trochimara, présidente de la CACL, ce nouvel équipement constitue une réponse aux difficultés de circulation sur le territoire. « Avec ce bus à haut niveau de service, l’objectif est de faire gagner du temps aux usagers, de leur offrir un déplacement plus sûr et de bénéficier d’une voie de circulation dédiée. »

Chaque véhicule pourra transporter jusqu’à 110 passagers, avec une capacité portée à 140 voyageurs aux heures de pointe. Sur les 16 bus commandés, huit ont déjà été livrés. Le coût global de cette opération est estimé à près de 182 millions d’euros.

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