La situation était assez tendue ce matin aux abords de la morgue, où la CGTM Santé a mis en œuvre son préavis de grève.
En témoigne, cet échange assez vif entre un délégué syndical et la direction du CHUM.
A ECOUTER Scène de tension devant la morgue
Il faut dire que des poubelles, palettes en bois et barricades empêchent l’accès au bâtiment depuis l’aube. Et pour cause 5 à 6 agents du service sont mobilisés afin de s’opposer aux décisions de la direction de l’hôpital.
Après avoir déjà déplacé un agent du service, cette dernière souhaite déplacer trois nouveaux agents vers d’autres services hospitaliers de Martinique.
Une réunion prévue mardi après-midi
Pour Mylène Joseph-Filin, directrice des ressources humaines du CHU, il faut bien distinguer l’enquête administrative pour des manquements de l’enquête judiciaire, ouverte pour vols de scellés et disparition d’une dépouille.
Elle tente de clarifier la situation.
Le déplacement des agents était prévu de longue date. Ça fait plus d’un mois et demi qu’on parle de les déplacer. Il s’agit de différends, de dissensions entre l’encadrement et les agents qui ont conduit à mettre en place une enquête administrative au sein du CHU. Dans le cadre de cette enquête, on a jugé préférable, dans un souci d’apaisement, de déplacer ces agents en leur proposant des postes qui sont liés à leur grade, c’est l’obligation du directeur général, et qui sont adaptés à leurs appétences de façon générale. Je leur ai même proposé, si jamais les propositions qu’on leur faisait ne leur convenaient pas, d’étudier avec eux une autre solution. Donc, on a été très ouverts, on n’est vraiment pas dans la sanction puisque je discute avec eux. Et, pas plus tard que mercredi, je leur ai dit: « Écoutez, si vous avez une autre proposition, on va l’étudier. Il n’y a pas de lien entre la mobilité des agents et l’enquête en cours actuellement, puisque l’enquête en cours n’a encore rien donné.
Les syndicats, de leur côté, ne comprennent pas pourquoi certains agents sont pointés du doigt par la direction alors même que l’enquête judiciaire est toujours en cours.
La direction du centre hospitalier a proposé une réunion de négociations demain mardi (12 mai) à 16h30. Une proposition finalement acceptée par les syndicats qui resteront mobilisés d’ici là.
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