Chaque année, le gouvernement de Barbade dépense l’équivalent de 345 millions d’euros pour importer des combustibles fossiles. Au cours des deux premières années de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, déclenchée en 2022, la facture énergétique du pays a dépassé le milliard d’euros.
Afin de ne plus subir la volatilité des marchés internationaux, le gouvernement de la Barbade a donc décidé d’exploiter ses propres ressources énergétiques et de réduire sa dépendance aux importations.
Selon plusieurs études, les eaux territoriales barbadiennes pourraient renfermer plus de 13 milliards de barils de pétrole ainsi que 3 716 milliards de mètres cubes de gaz naturel.
« Si nous parvenons à trouver du gaz naturel, nous pourrons l’utiliser pour répondre à notre demande domestique sans avoir à payer le lourd prix de l’importation. Notre intérêt principal est le gaz naturel. Mais nous savons aussi que pendant les 30 prochaines années, le reste du monde dépendra encore du pétrole. »
Kerrie Symmonds, Ministre de l’Energie de Barbade.
Lancement des appels d’offres
Le 1er juin 2026, le gouvernement barbadien a officiellement lancé un appel d’offres portant sur 19 blocs situés dans ses eaux territoriales ultra-profondes, identifiées comme potentiellement riches en pétrole et en gaz naturel. La procédure restera ouverte jusqu’au 1er septembre 2026.
Le nombre de blocs proposés aux compagnies pétrolières a été réduit de 22 à 19. Les trois blocs restants seront réservés à la compagnie publique Barbados National Energy Company, qui bénéficiera d’un droit exclusif d’exploitation. À ce jour, l’entreprise ne dispose toutefois d’aucune expérience dans la production pétrolière et gazière offshore.
Kerrie Symmonds, à l’origine de cette initiative d’exploration pétrolière, présente ce projet comme une opportunité majeure pour l’économie du pays, avec le potentiel « d’injecter des milliards de dollars de revenus directement dans l’économie et de renforcer la sécurité énergétique ».
Selon les critères fixés par le gouvernement, seules les entreprises présentant de solides garanties en matière de protection de l’environnement et de gestion des émissions de méthane pourront être retenues.
Au début de l’année 2027, les Barbadiens devraient connaître le nom des entreprises sélectionnées pour mener les premières opérations d’exploration au large de l’île.
Pour la Première ministre, Mia Mottley, la Barbade doit désormais cesser d’être dépendante des importations et devenir un État capable de produire suffisamment pour exporter vers l’étranger.
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