La Chambre de commerce du Restigouche, dans le nord du Nouveau-Brunswick, est aux prises avec des difficultés financières. Les membres et les bénévoles travaillent à des solutions pour redresser la barre.
La situation est telle que, le 31 mars, le directeur général avait écrit aux quelque 200 membres pour leur demander d’appuyer la dissolution de la Chambre de commerce.
Il invoquait notamment un nombre insuffisant de personnes prêtes à s’impliquer.
Seulement 65 membres sur 209 ont voté, ce qui était insuffisant pour que le vote soit valide.
Mais la grande majorité des membres se sont abstenus de voter, en avril, pour dissoudre la Chambre.
On n’a pas assez eu de votes pour avoir une motion
, explique en entrevue Joël Castonguay, président par intérim de la Chambre de commerce du Restigouche.
Donc, automatiquement, on continue les opérations. Mais là, il y a des changements qui doivent être faits, parce que le gros problème, présentement, est le côté financier
, dit-il.
Joël Castonguay est le président par intérim de la Chambre de commerce du Restigouche.
Photo : Radio-Canada
Afin de réaliser des économies, deux employés de la Chambre ont quitté leurs fonctions le 1er mai. Il s’agit du directeur général et d’une adjointe administrative.
Pour réduire le loyer, le regroupement a délaissé ses bureaux du centre-ville de Campbellton pour s’installer dans l’édifice municipal de Tide Head.
Présentement, c’est vraiment de continuer d’offrir les services, puis de rebâtir, pour recréer plus fort
, dit Joël Castonguay.
Ça fait pas de sens que la Chambre de commerce soit un peu sur le respirateur artificiel
, remarque Gabrielle Laroche, une des membres qui avait voté contre la dissolution.
Gary Ouellette, un autre membre qui a voté contre, considère que le regroupement doit promouvoir plus sérieusement les avantages d’adhérer à la Chambre des commerces, incluant les formations et les assurances.
L’une des problématiques actuelles de la Chambre de commerce, [c’est] l’implication de la part des membres
, souligne-t-il.
Un comité ad hoc doit être prochainement formé. Il réunirait des gens d’affaires et des élus, dans l’objectif de formuler des solutions pour la relance et la survie de la Chambre de commerce, par exemple la création d’un fonds de roulement.
D’après le reportage de Charles-Étienne Drouin
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