Il y avait de l’amour dans l’air dans le camp des Wildcats de Moncton après cette victoire de 5 à 2 sur les Saguenéens de Chicoutimi. Tant le capitaine Caleb Desnoyers que l’entraîneur Gardiner MacDougall se sont longuement attardés sur le lien très particulier qui unit les joueurs et le personnel d’entraîneur de l’équipe. Un peu plus et ils se seraient présentés au point de presse avec des fleurs dans les cheveux et des pantalons à pattes d’éléphant!
Comment le capitaine explique-t-il l’esprit de camaraderie qu’on retrouve dans cette version 2025-2026 des Wildcats?
Sa réponse est simple: l’amour!
«Je n’ai jamais joué dans une équipe où il y avait autant d’amour. Tout ça part de notre propriétaire, M. Irving. Le personnel d’entraîneurs a installé une belle atmosphère dans l’équipe et ça se traduit sur la glace», exprime le patineur québécois.
«Il y a tellement une belle fraternité dans ce groupe-là. J’ai joué dans de belles équipes et j’ai eu la chance de gagner plusieurs championnats, mais honnêtement, je n’ai jamais vu une équipe avec une aussi belle chimie en dehors de la glace», ajoute-t-il «Tous les gars sont prêts à tout faire l’un pour l’autre.»
L’entraîneur Gardiner MacDougall a aussi parlé de la chimie qui lie le personnel d’entraîneurs de l’équipe et les joueurs.
«Tout le monde connaît bien son rôle. Antoine Samuel (entraîneur des gardiens) n’est pas derrière le banc avec nous, mais il représente réellement une des pierres angulaires de notre personnel.Il y a beaucoup d’énergie dans ce groupe.»
Le pilote dit avoir apprécié l’enthousiasme démontré par les 6164 spectateurs présents au Centre Avenir vendredi soir.
«L’atmosphère était électrique dans l’aréna. On pouvait voir qu’il y avait beaucoup d’émotions parmi les spectateurs. On sentait la fierté de tout le Nouveau-Brunswick.»
Gabe Smith reconnaissait que la première période a probablement été la meilleure des Wildcats depuis le début des séries.
«Nous sommes sautés sur la patinoire avec beaucoup d’énergie dans le réservoir. On doit s’assurer de faire la même chose samedi», mentionne le gros numéro 9.
«Je pense que nous avons montré notre caractère et notre détermination lors des deux dernières périodes quand les Saguenéens ont accentué la pression. Ce sont des qualités que nous essayons de bâtir et de cultiver depuis le début de la saison.»
Le pilote des Sags, Yanick Jean, a reconnu que son équipe a oublié de se présenter en première période.
«Les Wildcats sont sortis très forts. Ils voguaient visiblement encore sur l’émotion de leur victoire lors du septième match contre l’Armada. Nous les avons aidés en écopant de deux très mauvaises pénalités (qui ont causé deux buts).»
Le but refusé a évidemment fait mal aux visiteurs. L’entraîneur l’avait encore de travers dans la gorge après la rencontre.
«Oui, il y a eu un contact, mais Rody Guimond a pris six secondes pour se relever. Une fois que la rondelle a été dans le but, ça lui a pris seulement 0,87 seconde à se relever et à se plaindre aux officiels», avance-t-il.
«C’est certain que le moment aurait pu être un moment décisif dans le match. L’assaut de (Gabe) Smith sur (Jordan) Tourigny en fin de deuxième période aurait dû nous donner un avantage numérique, alors que nous n’en avons eu aucun ce soir», ajoute Yannick Jean.
«Le match a été rempli de moments qui auraient pu faire une différence dans le résultat final.»
Jordan Tourigny ne s’est pas fait tordre un bras pour admettre que son équipe doit faire mieux en première période lors du match de samedi pour espérer l’emporter.
«Nous avons débuté le match sans aucune énergie alors qu’eux ont amorcé la partie avec un très haut niveau d’intensité. Ça nous a pris du temps avant de réagir. Mais je pense que nous avons très bien joué en deuxième et en troisième période.»
Le deuxième match de cette série 4 de 7 aura lieu samedi soir à compter de 19h au Centre Avenir.

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