Un retour très observé. Après plusieurs années passées aux États-Unis, l’ancien président haïtien Michel Martelly, en fonction du 14 mai 2011 au 7 février 2016, est rentré en Haïti le 15 juillet dernier. Il est arrivé à Port-au-Prince à bord d’un vol intérieur en provenance du Cap-Haïtien. La durée de son séjour n’a pas été précisée.
Accompagné d’agents de la Police nationale d’Haïti, il s’est rendu directement à sa résidence privée de Pétion-Ville, où il a été accueilli par des partisans dans une ambiance festive, au son d’une bande de rara.
Une forte instabilité
Ce retour intervient dans un contexte de profonde instabilité politique et sécuritaire. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, le pays est confronté à une recrudescence des violences perpétrées par les gangs armés.
Michel Martelly a été convoqué comme témoin par le juge d’instruction dans le cadre du réexamen de l’enquête sur cet assassinat. L’ancien chef de l’État, qui avait désigné Jovenel Moïse comme son successeur, n’a toutefois fait l’objet d’aucune inculpation dans cette affaire.
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Visé par des sanctions internationales
En revanche, il est visé par des sanctions du Canada, des États-Unis et de l’Union européenne, qui lui reprochent notamment une implication présumée dans le trafic de drogue et des liens présumés avec le financement de gangs armés.
L’Unité de lutte contre la corruption recommande également des poursuites à son encontre pour fausse déclaration de patrimoine et d’importantes irrégularités bancaires.
Sur le plan politique, son parti, Tèt Kale, ne figure pas parmi les 316 formations agréées par le Conseil électoral provisoire en vue du futur processus électoral. Un scrutin qui se fait toujours attendre, aucune élection générale n’ayant été organisée en Haïti depuis 2016, dans un pays toujours plongé dans une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.
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