En déplacement à Nairobi, le président Emmanuel Macron a vivement réagi dimanche 10 mai à la dégradation sécuritaire au Mali.
Selon lui, “l’actualité montre” que la junte malienne n’a “pas pris la meilleure décision” en demandant le retrait de l’armée française, présente dans le pays jusqu’en 2022 dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.
Une offensive sans précédent fragilise Bamako
Depuis fin avril, le Mali fait face à une vaste offensive menée par des groupes jihadistes et des mouvements rebelles à dominante touareg.
Ces attaques ont considérablement fragilisé la junte arrivée au pouvoir après les coups d’État de 2020 et 2021. Plusieurs régions du pays restent confrontées à une insécurité croissante malgré les opérations militaires en cours.
Le divorce entre Paris et le Sahel toujours explosif
Le retrait des forces françaises du Mali avait marqué une rupture historique entre Paris et Bamako. Cette fracture s’est ensuite étendue au Burkina Faso et au Niger, où des coups d’État ont également conduit au départ des soldats français.
Depuis plusieurs années, la présence militaire française au Sahel cristallise de fortes tensions politiques et populaires dans la région.
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