Libreville (© 2026 Afriquinfos) – Le 4 août 1990…. Le mariage d’Omar Bongo Ondimba, ancien Président du Gabon, et d’Édith Lucie Sassou Nguesso, fille du Président congolais Denis Sassou Nguesso.
Après le divorce avec Patience Dabany, le mariage entre Omar Bongo et Edith Lucie Sassou Nguesso a été célébré le 4 août 1990 à Libreville (Gabon). En 1982, Edith Lucie Sassou Nguesso s’est inscrite à l’Institut National des Sciences de la Santé (INSS) de Brazzaville, rattaché à l’Université Marion Ngouabi. Elle y suit un cursus rigoureux en médecine au sein de la Faculté des Sciences de la Santé.
Elle soutient sa thèse avec succès en 1989, obtenant ainsi son titre de Docteur en médecine. C’est forte de ce bagage scientifique qu’elle devient Première Dame un an plus tard, en août 1990, mettant ses compétences médicales au service de la santé publique au Gabon.
Fille de Président
Édith Lucie Bongo Ondimba est née le 10 mars 1964 à Brazzaville, en République du Congo. Elle est la fille aînée du Président congolais Denis Sassou Nguesso et de Marie-Claire Dirat. L’union Bongo-Nguesso n’était pas seulement privée, mais représentait une véritable alliance d’États. Elle visait à consolider la paix et la stabilité entre le Gabon et le Congo-Brazzaville, deux pays voisins partageant des liens ethniques et économiques.
Au moment du mariage, Denis Sassou Nguesso traversait une période politique difficile (Conférence nationale de 1990). Ce rapprochement avec un Omar Bongo, alors au sommet de sa gouvernance, aurait été une forme de « protection » diplomatique. Le mariage a été célébré avec tout l’apparat dû à deux familles présidentielles. Les images d’archives montrent un Omar Bongo serein répondant par un « ouais » (oui) mémorable lors de l’échange des consentements.
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L’arrivée de cette jeune mariée de 26 ans au Palais du bord de mer de Brazzaville a suscité des émotions diverses. Une partie de la population, notamment la gent féminine attachée à l’ancienne Première Dame Patience Dabany, a accueilli cette union avec une certaine réserve voire une vague d’indignation face à ce changement brutal au sommet de l’État. L’année 1990 était également une année de fortes revendications sociales au Gabon. Quelques mois avant le mariage, Libreville avait été le théâtre de manifestations et de grèves (notamment à ‘Air Gabon’ et dans le secteur pétrolier) pour réclamer le multipartisme.
Une Première Dame pas comme les autres…
Édith Lucie ne s’est pas contentée d’un rôle caritatif. Elle a pris une part active à la vie politique gabonaise, notamment en tant que présidente d’honneur de l’Union des femmes du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Et en s’impliquant dans les campagnes électorales de son époux. Le couple a eu deux enfants: Yacine Queenie Bongo Ondimba et Omar Denis Junior Bongo Ondimba.
Bien que ses responsabilités de Première Dame soient devenues sa priorité après 1990, elle n’a jamais abandonné sa vocation. Elle a utilisé son titre de médecin pour fonder la « Polyclinique El Rapha » en 2002 et a présidé la Société Gabonaise de Pédiatrie.
Édith Lucie Bongo Ondimba est décédée le 14 mars 2009 à Rabat, au Maroc, à l’âge de 45 ans. Sa dépouille a été rapatriée à Libreville pour des funérailles officielles, suivies d’un hommage populaire à Brazzaville. Le Président Omar Bongo, profondément affecté par sa perte, est décédé moins de trois mois plus tard, en juin 2009.
Yaëlle L.
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