Perpignan | Du Soudan au Liban, du Japon à Tchernobyl : Visa pour l’Image revient pour sa 38ᵉ édition en septembre 2026

Le festival international du photojournalisme Visa pour l’Image présente sa 38ᵉ édition à Perpignan du 29 août au 13 septembre 2026 : guerres au Soudan et au Liban, crise du kush en Afrique de l’Ouest, Tchernobyl quarante ans après, illettrisme en France, grands fonds marins et Chine en mutation.

Depuis bientôt quarante ans, Visa pour l’Image s’impose comme l’un des rendez-vous internationaux de référence du photojournalisme. La 38ᵉ édition s’ouvre à Perpignan le 29 août 2026, avec des expositions accessibles gratuitement tous les jours de 10h à 20h jusqu’au 13 septembre.

La programmation réunit des photographes de premier plan autour de sujets qui traversent l’actualité mondiale. Laurent Ballesta expose Loin du ciel, une plongée dans les fonds marins de l’Antarctique, des Philippines et du cap Corse, fruit de dix années d’exploration. Raymond Depardon (Magnum Photos) fait l’objet d’une exposition exceptionnelle, Reporter photographe, construite autour de ses grands reportages nationaux et internationaux. Abdulmonam Eassa documente pour Le Monde la guerre au Soudan depuis 2020 dans Guerre au Soudan : une nation prise au piège, témoignage d’un pays passé de l’espoir d’une révolution à l’une des pires crises humanitaires actuelles. Diego Ibarra Sánchez signe pour The New York Times La dernière guerre – Liban, 2015-2026, sur l’avenir incertain d’un Liban épuisé par les conflits.

D’autres expositions complètent ce panorama : Jérôme Gence explore au Japon le phénomène des mariages avec des personnages de fiction (Au Japon, les mariages virtuels, pour Le Figaro Magazine) ; Gerd Ludwig poursuit son travail au long cours sur Tchernobyl (Pas de fin en vue : Tchernobyl 40 ans plus tard) ; Jérémy Lempin documente l’illettrisme en France et en Guyane (L’école de la vie : liberté, égalité, invisibilité) ; Étienne Montès retrace quinze ans de photojournalisme de terrain entre 1973 et 1987 (Quinze ans de photos et basta !). ; Paolo Roversi livre une traversée onirique de l’Inde (L’odeur de l’Inde) ; Gaël Turine documente la crise du kush en Sierra Leone et au Liberia (Brisés par le kush) ; Robin Tutenges plonge dans l’insurrection Fano en Éthiopie (Fano’s Kingdom) ; Michael Yamashita retrace quarante ans de photographie en Chine pour National Geographic (L’Orient rencontre l’Occident) ; et Mohammad Yassine livre pour L’Orient-Le Jour son témoignage sur la guerre au Liban en 2026 (Liban : la guerre de trop).

Les soirées de projections se tiennent du 31 août au 5 septembre à 21h30 au Campo Santo, en accès libre, et retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée. La semaine professionnelle rassemble rencontres avec les photographes, lectures de portfolios, convention du photojournalisme et ateliers de Transmission pour l’Image. Les expositions restent ensuite ouvertes aux groupes scolaires les 14-18 et 21-25 septembre.

Le festival remet également cette année ses Visa d’or dans plusieurs catégories — News, Magazine, Presse Quotidienne, humanitaire CICR, Information numérique — ainsi que de nombreuses bourses, dont la Bourse Canon de la Femme Photojournaliste, remise à Marion Péhée, lauréate 2025.

Plus d’infos : visapourlimage.com
Photo : Un immeuble touché par un bombardement israélien dans le quartier de Jnah. Beyrouth, Liban, 31 mars 2026. © Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour

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