Pour Macron, le Mali n’a pas pris la meilleure décision en chassant l’armée française – La Nouvelle Tribune

En marge de son arrivée à Nairobi dimanche 10 mai 2026, où il coorganise les 11 et 12 mai le sommet franco-africain « Africa Forward » avec le président kényan William Ruto, Emmanuel Macron a livré ses premières déclarations publiques sur le départ forcé des troupes françaises du Mali en 2022.

Le chef de l’État français a assumé sans ambiguïté l’expulsion des troupes françaises sous pression des autorités à Bamako : « Il y a un coup d’État au Mali, vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus lutter contre le terrorisme ? Nous partons. Comme on dit en bon français, « sans rancune ». » Mais Macron a aussitôt nuancé ce détachement affiché : « Malheureusement, les événements actuels montrent que ce n’était probablement pas la meilleure décision que les autorités maliens avaient prise pour leur pays. »

Un retrait sous contrainte

L’armée française était présente au Mali depuis 2013, déployée en urgence à la demande des autorités maliennes pour stopper l’avancée de groupes armés djihadistes vers Bamako dans le cadre de l’opération Serval, puis de l’opération Barkhane. Le coup d’État militaire de 2020 a changé la donne : le colonel Assimi Goïta a rompu les accords de coopération avec Paris, exigé le retrait des soldats français et réorienté ses alliances vers la Russie, notamment via le groupe Wagner devenu depuis Africa Corps. Le dernier contingent français a quitté le pays le 15 août 2022, après la rétrocession de la base de Gao.

Hommage aux soldats et tournée africaine

Macron a également rendu hommage aux militaires français tués au Sahel : « Je veux ici saluer la mémoire de nos soldats tombés au front pour la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali entre 2013 et 2020. » Cinquante-huit soldats français ont perdu la vie au cours des opérations Serval et Barkhane.

Ces déclarations interviennent au deuxième jour d’une tournée africaine qui a débuté en Égypte, où Macron a inauguré le nouveau campus de l’Université Senghor de la Francophonie à Alexandrie. Le sommet « Africa Forward » de Nairobi, premier du genre à se tenir dans un pays anglophone, doit réunir plusieurs chefs d’État africains. Ses conclusions seront présentées lors du sommet du G7, prévu à Évian du 15 au 17 juin 2026.

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