Un trafic de cocaïne démantelé entre la Guyane et Bordeaux

Les investigations, confiées au Service local de police judiciaire (SLPJ) de la division centre, viennent de permettre de démanteler un vaste réseau entre la Guyane et la Gironde.

Mercredi 18 mars 2026, une femme a été interpellée en gare Saint-Jean à la descente d’un TGV en provenance de Paris, chargée en ovules de cocaïne qu’elle avait ingurgités. Elle était attendue par deux usagers revendeurs qui devaient la conduire dans un appartement afin qu’elle expulse la drogue. Ces derniers ont également été arrêtés.

Tous les trois appartiennent à la structure mise en place par le résident de la rue Malbec, un jeune homme de 23 ans, déjà condamné pour trafic de stupéfiants, et placé sous surveillance électronique dans le cadre d’une détention à domicile. Originaire de Guyane, il recrutait des mules dans la région de Cayenne et leur demandait d’avaler des ovules de cocaïne, au péril de leur vie.

35 kilos écoulés en deux ans

Les « bouletteux », comme on les appelle dans le jargon policier, prennent un billet d’avion pour Paris et descendent en train jusqu’à la capitale girondine. Le mode opératoire parfaitement rodé aurait permis à la tête de réseau d’écouler 35 kilos de cocaïne au cours de ces deux dernières années, générant un chiffre d’affaires de près de 1,5 million d’euros.

La drogue, achetée 4 000 euros le kilo en Guyane, était vendue au prix de 50 euros le gramme autour de la gare et du quartier des Capucins, où exerçaient les revendeurs.

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