Affaire Cédric Prizzon : le Portugal refuse de le livrer à la France, malgré le mandat d’arrêt européen et les appels des proches des victimes
Le Portugal confirme pour la première fois ne pas vouloir livrer Cédric Prizzon à la France, une souffrance supplémentaire pour les proches des victimes qui appelaient à l’extradition de l’ex-policier aveyronnais.
Le Portugal refuse de remettre Cédric Prizzon à la France, a fait savoir le tribunal selon l’AFP, vendredi 8 mai 2026. Cela malgré les demandes des autorités françaises et les appels des familles des victimes.
La mère d’Angela Legobien-Cadillac s’exprimait pour la première fois dans les colonnes de Centre Presse Aveyron, plus tôt cette semaine, par la voix de son avocate Me Elsa Cazor. Elle disait que les proches vivaient « une nouvelle violence » à travers le silence des autorités portugaises. La maman de la victime réclamait simplement : « Savoir, comprendre et voir juger en France celui qui a tué sa fille ».
Pourquoi ce refus du Portugal ?
Le 20 mars 2026, d’importantes recherches ont été lancées depuis la disparition à Vailhourles d’Audrey Cavalié et son fils de 12 ans, et d’Angela Legobien-Cadillac et son bébé. Les soupçons se sont portés rapidement sur Cédric Prizzon, l’ex-compagnon d’Audrey et compagnon de l’époque d’Angela, ainsi que le père des deux enfants.
Cédric Prizzon a été arrêté au Portugal mercredi 25 mars 2026 lors d’un contrôle routier. Les enfants étaient avec lui, mais pas les mamans. Audrey et Angela ont été tuées la veille et leurs corps enterrés au Portugal, dans un lieu isolé du district de Bragança, dans le nord-est du pays ibérique.
Depuis, l’Aveyronnais est toujours détenu au Portugal. Le silence était total pendant près d’un mois et demi. « Aujourd’hui je n’ai pas plus d’infos que ça sur ce qui se passe au Portugal, hormis le placement en détention provisoire » de Cédric Prizzon, expliquait Me Arakélian, l’avocat de famille d’Audrey, le 4 mai 2026. Juste avait-il obtenu que les corps des victimes étaient très bientôt rapatriés.
Après les appels des proches d’Audrey et Angela, les autorités portugaises ont refusé d’exécuter le mandat d’arrêt européen émis par la France contre Cédric Prizzon, accusé d’avoir tué sa compagne et son ex-compagne au Portugal, où il est en détention provisoire, selon une décision communiquée vendredi à l’AFP.
La Cour d’appel de Coimbra (centre) a notamment justifié son refus par le fait que les crimes présumés ont été commis « entièrement ou en partie sur le territoire national ».
Crédit: Lien source