Affaire des statuettes : Dominique de Villepin reconnaît une « erreur »

Ben Amed Azize Zougmore

10 Mai 2026Mise à jour: 10 Mai 2026

L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a reconnu dimanche avoir commis « une erreur » en acceptant, il y a 25 ans, deux statuettes, affirmant qu’il n’aurait « pas dû les accepter ».

Invité de l’émission « Questions politiques » sur franceinfo et France Inter, il est revenu sur cette affaire, précisant qu’il ignorait « tout » du prix et de l’origine des objets au moment où ils lui ont été remis. Selon ses déclarations, les statuettes lui avaient été offertes par l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré et l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci, par l’intermédiaire de Robert Bourgi. L’ancien Premier ministre français indiqué avoir remis les statuettes en question en début mai, au Quai d’Orsay.

Interrogé par ailleurs sur la question des « superprofits », Dominique de Villepin a estimé que l’État était « en droit de demander une contribution exceptionnelle » au groupe TotalEnergies. « Faisons en sorte que, dans cette période difficile, des gestes à proportion soient faits par ces entreprises », a-t-il déclaré.

Concernant les relations entre Algérie et la France, l’ancien chef du gouvernement s’est félicité d’un réchauffement, évoquant « des gestes de part et d’autre ». Il a souligné que l’Algérie constituait « un pays clé dans le Maghreb » et que la coopération bilatérale demeurait « essentielle ».

Sur le plan international, Dominique de Villepin a enfin mis en garde contre toute implication militaire dans le conflit opposant les États-Unis à l’Iran. « Nous ne devons être impliqués dans des actions offensives en aucun cas », a-t-il affirmé, estimant que « cette guerre n’est pas la nôtre » et qu’elle est « sans objectif ni stratégie politique ».

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.