Une vingtaine d’élèves du collège Sylviane Telchid de Capesterre-Belle-Eau sont revenus, hier (dimanche 10 mai 2026), avec des souvenirs pleins la tête, d’un voyage pédagogique en République dominicaine. Durant une semaine, ils y ont vécu une expérience éducative hors du commun. Ce séjour avait pour objectif de mêler apprentissages linguistiques, découvertes culturelles et réflexion citoyenne. Très vite, ce déplacement a dépassé le simple cadre scolaire pour devenir une véritable immersion dans l’histoire et la société dominicaine.
Une immersion pédagogique au cœur de la démocratie dominicaine
De retour en Guadeloupe, les élèves se disent marqués par une expérience bien plus riche qu’un simple séjour linguistique. Accueillis au collège San Judas Tadeo, ils ont suivi des cours en espagnol et en anglais, favorisant une pratique concrète des langues.
Au programme, il y avait des séances de compréhension du fonctionnement de la démocratie dominicaine, du rôle des institutions et de la place du président. « Je ne savais pas que le président ne pouvait pas faire n’importe quoi grâce à la séparation des pouvoirs« , confie Lina, une élève guadeloupéenne, illustrant l’impact concret de cet apprentissage sur le terrain.
Une confrontation marquante avec l’histoire
Un des moments fort du séjour fut la visite du Museo de la Resistencia, consacré aux victimes de la dictature de Rafael Trujillo. Les élèves y ont découvert les réalités de la répression politique et les combats pour la liberté. « Apprendre que des gens ont été torturés et assassinés simplement pour avoir pensé différemment, cela fait réfléchir sur la chance que nous avons de vivre en liberté« , a déclaré Antoine, un jeune Guadeloupéen.
L’histoire des sœurs Mirabal, figures emblématiques de la résistance assassinées en 1960, a particulièrement retenu leur attention. Déjà étudiée en classe, elle a pris une dimension plus concrète sur place, suscitant émotion et réflexion sur les valeurs démocratiques.
Entre découverte culturelle et regard critique
Le voyage a également permis aux élèves de mieux comprendre les réalités économiques et culturelles du pays. À Constanza, ils ont découvert la production agricole locale, notamment celle des fraises.
La visite du Faro a Colón a, quant à elle, ouvert le débat sur la mémoire coloniale. Entre héritage historique et regard critique sur le passé, les élèves ont été amenés à questionner différentes lectures de l’histoire. « En tant que Guadeloupéen, cela m’a forcé à réfléchir sur notre propre histoire et sur la façon dont on nous enseigne la colonisation« , a expliqué Maëlle, jeune Capesterrien.
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