Ils étaient plusieurs dizaines, ce mardi matin (12 mai 2026), devant la grille, restée fermée, de l’école élémentaire Mixte 2 de Grand-Camp, aux Abymes : enfants, parents d’élèves, enseignants et autres membres de la communauté scolaire.
Au cœur de leurs discussions, il était question de l’évènement traumatisant de mardi dernier : une petite fille de 7 ans a été brutalisée par un de ses camarades du même âge.
« Il s’est acharné sur ma fille«
Tous sont venus dire « stop à la violence« , à l’appel de la maman de la jeune victime.
« Ça s’est fait à l’heure de la cantine, à 13h20. Ma fille s’alignait pour aller en cours et l’enfant est venu et lui a tiré les cheveux. Il a commencé à lui donner des coups. D’autres enfants sont venus lui dire de ne pas faire ça, mais il s’est acharné sur ma fille. Il lui a donné des coups à la tête, au visage. Elle a eu des hématomes et, là, du coup, elle ne veut plus venir à l’école. »
Joéleila Abrin, parent d’élève
Au sujet de cet évènement, le rectorat précise que même l’agent de cantine, qui a voulu s’interposer, a été insulté.
Les réponses apportées à la mère de famille, après signalement, sont pour l’heure insuffisantes.
« Pour le moment, je n’ai pas eu beaucoup de retours. J’ai juste eu la directrice, qui m’a dit qu’elle allait faire les démarches à suivre. Je fais mes démarches aussi, parce que je ne vais pas en rester là. J’attends le retour du rectorat. »
Joéleila Abrin, parent d’élève
Les parents comptent bien rester mobilisés, tant que l’enfant agresseur sera scolarisé dans cette école.
Un enfant à besoins particuliers
Cet agresseur en culotte courte est inscrit dans cet établissement, autrefois réputé pour son calme, depuis janvier dernier. Et, depuis lors, il laisse régulièrement libre cours à son comportement violent, à tel point qu’il a fait l’objet de plusieurs signalements.
Son institutrice gère une classe de 20 élèves à double niveaux CP/CE1 (13 élèves de CP et 7 de CE1), dont cet enfant, qui bénéficie d’un suivi médical et social et, donc, nécessite une attention particulière. Sa tâche quotidienne est ainsi bien complexe.
La directrice de Mixte 2, quant à elle, a déployé tous les dispositifs à sa portée, pour faire face à cette situation. L’agression de la semaine dernière l’oblige, désormais, à se tourner vers le rectorat, pour trouver des solutions.
Le fait est qu’un enfant de 7 ans ne peut pas être déscolarisé. Mais l’évènement du 5 mai dernier est celui de trop.
Le rectorat prend la mesure de l’urgence
L’enfant qui a battu sa camarade et sa mère seront reçus, dès ce mardi après-midi, par l’inspecteur de circonscription. Il lui appartient d’évaluer l’élève, afin de lui proposer une prise en charge adéquate.
« L’idée, maintenant, est d’examiner, avec la maman, la situation et de dégager différentes pistes qui permettront de poursuivre la scolarisation de cet élève dans un cadre adapté. »
Kwakay Bride, directrice de cabinet du Recteur d’académie
Plusieurs dispositifs existent dans l’académie. L’orientation qui correspondra le mieux à l’enfant ne sera déterminée qu’après un diagnostic précis.
Le rectorat comprend la vive émotion suscitée au sein de la communauté éducative de l’école. La petite fille qui s’est faite agressée a la possibilité d’être entendue par la psychologue de la circonscription ; cette information a été communiqué à sa famille.
Madame Bride déplore, en outre, le fait que l’accès à l’école ait été entravé, aujourd’hui.
« C’est regrettable, puisque les élèves ont été privés de cours. »
Kwakay Bride, directrice de cabinet du Recteur d’académie
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