Haïti est trop instable pour une élection présidentielle en août, dit le premier ministre

Les élections en Haïti ont été reportées à plusieurs reprises par différents gouvernements, dans un contexte de présence accrue de puissants gangs armés, qui consolident leur emprise à Port-au-Prince et étendent leur influence aux zones rurales ​et au centre du pays.

Ils sont responsables de ​la mort de milliers de personnes au cours de ces dernières années, également marquées par le déplacement forcé de plus d’un million d’Haïtiens.

Il est clair que ​les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour que nous puissions ⁠organiser des élections en août, ⁠a déclaré Alix Didier Fils-Aimé au rédacteur ‌en chef du journal haïtien Le Nouvelliste, lors d’une entrevue sur la radio Magik9.

Je souhaiterais que les élections aient lieu d’ici la fin de l’année, a-t-il ajouté. Le 7 février, nous pourrions avoir un président élu.

Alix Didier Fils-Aimé a pris la ⁠relève d’un conseil présidentiel de transition le 7 février de cette année, une date charnière pour le transfert du pouvoir en Haïti, bien qu’elle soit souvent bafouée par des dirigeants cherchant à prolonger ‌leur mandat au gouvernement.

Le premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé assiste à la cérémonie de fin de mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) à Port-au-Prince, le 7 février 2026. (Photo d’archives)

Photo : AFP / Clarens Siffroy

Le dernier président d’Haïti, Jovenel Moïse, a été assassiné en 2021 après avoir reporté l’organisation des élections. Son assassinat a laissé un vide politique dont des gangs déjà puissants ont profité pour étendre leur influence sur la quasi-totalité ​de la capitale.

L’inscription des électeurs aurait dû débuter le 1er avril, et le conseil électoral du pays avait initialement prévu un premier tour le 30 août et un second tour en décembre. Plus de 280 partis politiques avaient été autorisés à se présenter.

Nous n’allons pas remettre une encyclopédie à ⁠la ⁠population pour qu’elle fasse son choix, ​a déclaré Alix Didier Fils-Aimé.

Le choix est une bonne chose, mais trop de choix n’est ​pas nécessairement ce dont on ⁠a besoin. J’aimerais beaucoup que nous ayons des élections avec 10 à 15 candidats à la présidence.

Il a indiqué que le gouvernement était en pourparlers avec les partis politiques au sujet d’un décret électoral, mais qu’il n’était pas encore satisfait du budget proposé par le conseil pour les élections.

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