La CGTM Santé bloque l’accès à la morgue pour dénoncer le déplacement de trois agents, la direction conteste les accusations de sanctions

Depuis ce lundi matin, l’accès au parking de la morgue du CHU est barré par des membres de la CGTM Santé. Conséquence : le service fonctionne au ralenti.

Le mouvement s’inscrit dans le cadre d’un préavis de grève déposé le 25 mars dernier. Selon le syndicat, aucune issue n’a encore été trouvée malgré plusieurs réunions de négociation.

« Depuis le 25 mars, nous avons déposé un préavis de grève, nous avons eu des négociations. Ce jour, nous n’avons aucun protocole soumis à la signature, donc le préavis court toujours. »

Magalie Zamor, secrétaire de la CGTM Santé

Le syndicat dénonce une “réponse de mobilité”

La représentante syndicale assure que les revendications des agents portent avant tout sur leurs conditions de travail, le manque de formation et les perspectives d’évolution professionnelle.

Mais pour la CGTM Santé, la direction répondrait désormais par le déplacement de trois agents du service, une décision vécue comme injustifiée par les personnels concernés.

Le syndicat rappelle également qu’une enquête judiciaire est actuellement en cours après la disparition d’ossements au sein de la morgue, tout en affirmant que les agents mobilisés ne doivent pas être tenus pour responsables.

« Les agents ne se sentent nullement concernés, ils ne sont pas coupables non plus. »

Magalie Zamor, secrétaire générale de la CGTM Santé

En attendant une nouvelle rencontre avec la direction, la mobilisation se poursuit. « Tant que nous ne sommes pas reçus, nous restons mobilisés », prévient-elle.

La direction réfute toute sanction

De son côté, la direction du CHU conteste fermement les accusations du syndicat et assure que ces changements d’affectation étaient envisagés depuis plusieurs semaines.

« Le déplacement des agents est prévu de longue date. Ça fait plus d’un mois et demi qu’on parle de déplacer les agents », affirme Mylène Joseph-Filin.

La directrice des ressources humaines évoque des tensions internes entre l’encadrement et certains agents, ayant conduit à l’ouverture d’une enquête administrative.

Selon elle, ces mutations ont été décidées « dans un souci d’apaisement » et ne constituent pas une sanction disciplinaire.

« « On n’est vraiment pas dans la sanction (…) J’ai discuté avec eux pas plus tard que mercredi et je leur ai dit que s’ils avaient une autre proposition, on allait l’étudier. »

Mylène Joseph-Filin, directrice des ressources humaines

Une continuité de service maintenue ?

Malgré le blocage du parking et le ralentissement de l’activité, la direction du CHU affirme vouloir garantir la continuité du service.

« Concernant la morgue, on va mettre en place l’organisation qu’il faut pour que le service continue », indique la DRH.

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