La chronique de Christophe Franken : Jorthy Mokio, un choix pour le Congo sur fond d’un triste conflit familial
Il y a un peu plus d’un an, son plan était parfaitement dans les clous après une première cap dès le premier match de l’ère Rudi Garcia. Deux petites minutes de jeu contre l’Ukraine trois semaines après son 17e anniversaire. Personne n’aurait alors pu imaginer que Mokio écrirait un message sur ses réseaux sociaux pour annoncer son changement de nationalité l’année suivante. Il représente désormais le Congo, un pays où il n’a encore jamais mis les pieds. Ce sera seulement à partir de mars 2028, le temps de répondre au critère d’attente fixé par la Fifa.
Majeur depuis février, Mokio a coupé les ponts avec ses parents et a rejoint l’écurie Henrotay.
Comment expliquer un tel twist dans l’histoire ? Peut-être parce que beaucoup de choses ont changé dans la vie de Mokio ces dernières semaines. Quand l’Ajax a annoncé sa prolongation de contrat (jusqu’en 2031) le 9 avril, une triste histoire se jouait dans les coulisses. Un déchirement familial.
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La jeune carrière de Mokio s’était d’abord construite sans agent, avec son papa Thierry comme guide dans les négociations quand il a fallu dire non à Barcelone et oui à l’Ajax, sa maman, sa sœur et son frère pour l’aider à Amsterdam. Un noyau familial qui a explosé quand Jorthy a signé sa prolongation de contrat avec les agents Christophe Henrotay et son bras droit Niels De Jonck, sans prévenir les siens.
Mokio, qui est désormais accompagné au quotidien par l’une de ses cousines arrivée de France, a aussi choisi de couper les ponts avec ses parents. On parle de mauvaise influence d’un côté. De volonté de simplement prendre sa carrière en main depuis le passage à la majorité de l’autre. On espère qu’il ne le regrettera pas. Les Diables, eux, regretteront à coup sûr.
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