Le patron des magasins U ferme la porte à une baisse du prix des carburants : «on ne gagne pas grand chose»

Les Français seront certainement nombreux à vouloir profiter du pont de l’Ascension. Célébrée 40 jours après Pâques et faisant partie des 11 jours fériés que compte notre calendrier, ce jour permet de s’octroyer une grande pause en plein mois de mai. De quoi donner l’envie à certains de profiter de ce temps libre pour partir en week-end prolongé à la plage ou à la montagne. Pour autant, face à l’envolée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient qui semble s’enliser, beaucoup risquent de rester à domicile pour ne pas impacter leur budget.

Si, après avoir mis en place un plafonnement sur ses carburants, le groupe TotalEnergies a décidé de le maintenir exclusivement sur le gazole pour les ponts de mai, ses concurrents, eux, ne sont aujourd’hui pas tous en capacité de le faire. Invité sur le plateau de BFMTV, le patron des magasins U a fermé la porte à cette possibilité. «Le carburant est à prix quasiment coûtant tout le temps, vous savez qu’on ne gagne pas grand chose dessus et particulièrement en ce moment», a expliqué Dominique Schelcher. Considérant que le carburant était devenu aujourd’hui un «produit d’appel», le chef d’entreprise a d’ailleurs tenu à être catégorique : «quand il y a tellement de variations, on s’épie les uns les autres avec nos concurrents, et on est au prix le plus juste pour ne pas perdre nos clients.»

Un effort «impossible» pour le moment

Alors que les files de voitures s’allongent devant certaines stations-service, Dominique Schelcher estime que le comportement des automobilistes a changé. «Le premier comportement qui a changé chez les consommateurs c’est de chercher le carburant le moins cher au quotidien», explique-t-il. Obligés de s’adapter face à ces hausses de prix, ils sont d’ailleurs de plus en plus à rechigner à faire le plein de leur réservoir. Ainsi, selon le ministère de l’Économie, en avril, la consommation française des carburants routiers a enregistré une chute vertigineuse de 11%.

Si les automobilistes espèrent donc un coup de pouce de la part des grandes enseignes pour faire face à cette crise, pour Dominique Schelcher, celui-ci est impossible. Du moins, pour le moment. En visite dans un nouveau magasin à Coupvray (Seine-et-Marne), le patron des magasins U a confié que sa collègue lui avait expliqué ne plus rien gagner depuis des semaines sur le carburant car «elle fait la compétition avec ses concurrents». «Donc, je ne peux pas demander à mes 1 400 patrons d’aller encore plus loin, ils ne le peuvent pas en ce moment», a encore martelé Dominique Schelcher.

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