Massacres en cours au Soudan : des victimes demandent à l’UE d’ouvrir une enquête sur le rôle des Émirats arabes unis

En faisant tomber le dictateur Omar el-Bechir en février 2019, le peuple soudanais pensait enfin trouver la voie de la liberté et de l’émancipation. Deux hommes ont contribué à l’étouffement de cette révolution : le général Abdel Fattah al-Burhan, chef des forces armées et Mohamed Hamdan Dogolo (de son nom de guerre Hemedti) à la tête des sanguinaires paramilitaires Forces de soutien rapide (FSR). Un temps alliés ils s’affrontent depuis le mois d’avril 2023, transformant le pays en enfer pour les populations civiles qui subissent les pires exactions.

Tous les témoignages recueillis montrent que les FSR sont particulièrement actives au Darfour et dans toutes les régions soudanaises qu’elles traversent ou occupent. La récente prise de la ville d’El Fasher a montré de quoi étaient capables ces milices. Petit à petit s’est posée la question des soutiens que recevaient ces FSR. Un pays est apparu comme impliqué via un certain nombre de personnalités éminentes : les Émirats arabes unis.

Ce 10 mai, sept victimes soudanaises, représentées par le cabinet d’avocat Demain, ont adressé une requête officielle à la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas. Elles demandent l’ouverture d’une enquête et l’imposition immédiate de sanctions ciblées au titre du Régime Mondial de Sanctions de l’UE en matière des droits humains à l’encontre de responsables émiratis, de ressortissants soudanais et de personnes morales enregistrées au Soudan et aux Émirats arabes unis (EAU), en raison de leurs liens présumés étroits avec les Forces de soutien rapide….

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