Nécessité de créer une Direction générale des parcs nationaux en Haïti : proposition et perspectives
Les événements récents survenus dans plusieurs parcs du pays illustrent clairement cette vulnérabilité généralisée. L’incendie du dôme de la Chapelle Royale de Milot, les tentatives d’incendie de la Citadelle, ainsi que le vol d’artefacts historiques, notamment des couleuvrines et des boulets de canon, témoignent d’une défaillance critique des dispositifs de sécurité et de surveillance (Vincent, et al., 2022 ; Saint-Fleur, & Lima, 2021 ; Saint-Fleur, Lima, & Schmidt, 2021). Mais ces incidents ne se limitent pas au Nord. Dans d’autres zones protégées, des phénomènes similaires sont observés, notamment la déforestation accélérée dans le Parc National La Visite faisant l’une des trois réserves forestières d’Haïti (Sainjuste, 2022), l’exploitation illégale des ressources dans le Parc National Macaya (Calixte, 2018), l’occupation anarchique de certaines zones protégées (Providence, 2025 ; Breton, 2004), et la dégradation progressive de fortifications historiques comme Fort Jacques et Fort Alexandre. À cela s’ajoutent d’autres problématiques structurelles telles que l’absence de contrôle des flux touristiques, la prolifération d’activités informelles non encadrées, la disparition progressive de certains éléments patrimoniaux, et des conflits entre populations locales et/ou autorités publiques. Dans ce contexte, ces dynamiques traduisent une réalité inquiétante où les parcs nationaux haïtiens fonctionnent sans véritable système intégré de gestion.
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