Toutes ces marques ont déjà prévenu : le prix des courses va encore augmenter


Plusieurs marques adorées des consommateurs prévoient d’augmenter leurs prix dans les semaines à venir.

Les Français vont-ils être une nouvelle fois forcés de se serrer la ceinture ? Selon les experts, il semblerait que oui. Alors qu’une forte inflation avait déjà touché la France au déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022-2023, les prix alimentaires avaient depuis réussi à se stabiliser. Malheureusement, les tensions mondiales actuelles pourraient bien mettre fin à cette accalmie et relancer la hausse des prix.

Explosion des tarifs du carburant, des engrais, du chocolat ou encore du sucre, aléas climatiques constants, conflits mondiaux, augmentation des coûts de l’électricité… Les causes d’augmentation des prix sont multiples.

« Le premier trimestre 2026 a été douloureux. Le deuxième sera pire, nous nous attendons à des pertes de pouvoir d’achat inédites depuis la crise de 2022 », prévient déjà Maxime Darmet, économiste pour la France chez Allianz Trade, intervenu auprès de BFM Business. Selon les chiffres diffusés par l’Insee, la consommation des ménages français avait en effet déjà fortement ralenti avant même la hausse des prix de l’essence. Elle risque donc de chuter une fois de plus avec l’inflation dans les rayons des supermarchés.

hausse-des-prix
© SIPA

Interrogées par Que Choisir Ensemble, plusieurs grandes marques consommées par les Français ont en effet avoué que leurs prix allaient prochainement subir des augmentations, en répercussion des hausses des coûts de production. Elles évoquent déjà une hausse possible de leurs prix de 4 % d’ici quelques mois.

Le géant laitier Lactalis (qui possède les fromages Président, Vache qui rit ou Galbani mais aussi le lait Lactel ou encore les yaourts La Laitière) a ainsi annoncé qu’il allait devoir « répercuter ça auprès de ses clients ». De son côté, Danone se montre moins ferme, mais indique tout de même que « les pressions inflationnistes liées à la guerre en Iran pourraient entraîner une hausse des prix alimentaires ». En France, le rayon crèmerie a déjà connu une augmentation de 27% entre mars 2020 et mars 2023, rappelle Que Choisir Ensemble. Juste derrière, les aliments pour animaux et la boucherie/charcuterie ont respectivement augmenté de 26% et 22%. Les produits non-alimentaires ne devraient pas être épargnés non plus. Leurs prix pourraient bondir en fin d’année ou juste avant Noël en raison des coûts de transport par avion ou par bateau.

La hausse des prix dans les supermarchés est toutefois très encadrée dans l’Hexagone. Les tarifs ne pourront ainsi pas exploser du jour au lendemain. Cette année, les négociations commerciales, qui se déroulent généralement entre le 1er décembre et le 1er mars, avaient mené à une revalorisation des prix de l’ordre de +1 %. « Mais les négociations se sont clôturées avant le démarrage des tensions au Moyen-Orient et la flambée des coûts des carburants et des engrais qui en ont découlé », rappelle Que Choisir Ensemble. Une fois fixés, ces prix ne sont pas totalement figés pour l’année. Ils peuvent être revalorisés en cas de situation exceptionnelle…

Michel-Édouard Leclerc assure ainsi depuis plusieurs semaines qu’une guerre de long terme au Moyen-Orient nécessiterait de renégocier les accords commerciaux. De son côté, le groupe Coopérative U, précise qu’il n’y a pas d’urgence à renégocier si le conflit vient à s’arrêter. A suivre…

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.