Tendances, portraits, reportages: «Le Temps» s’associe à la «Neue Zürcher Zeitung» dans le cadre d’une série d’articles consacrée à l’horlogerie et la haute joaillerie. Notre dossier dédié
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Il a choisi l’offre la moins avantageuse – d’un point de vue purement pécuniaire. En 1969, alors âgé de 26 ans, Alain Dominique Perrin aurait pu entamer une carrière chez le constructeur automobile British Leyland pour un salaire de 4800 francs. Mais il a préféré rejoindre Cartier qui ne lui offrait alors que 2900 francs. Il raconte: «A l’époque, j’étais antiquaire, je gagnais correctement ma vie. Je ne cherchais pas un travail pour m’enrichir, je voulais un métier intéressant.»
Il l’a trouvé. Et en a exploité le potentiel. Alain Dominique Perrin est rapidement devenu l’architecte du formidable succès de Cartier. Puis, dans ses rôles de directeur général de Richemont et de directeur exécutif pour les fonctions stratégiques, il a fini par donner le ton à l’ensemble du groupe du luxe. Mais son principal mérite est d’avoir fait de la poussiéreuse marque Cartier le numéro 1 mondial de la joaillerie-bijouterie et le numéro 2 de l’horlogerie. Une «machine de guerre», comme il aimait à le formuler.
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