Congo : les rebelles se replient de positions clés sous la pression des États-Unis

Le groupe rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda, s’est retiré ce week-end de plusieurs positions stratégiques dans la province du Sud-Kivu, dans l’est du Congo, ont déclaré lundi l’armée congolaise et un responsable rebelle, marquant ainsi le premier changement significatif sur le front depuis des mois.

o Ce retrait fait suite à la pression militaire exercée par l’armée congolaise et aux pressions diplomatiques de Washington, a précisé un porte-parole de l’armée congolaise à Reuters.

o Il s’agit du premier mouvement notable sur la ligne de front depuis que les rebelles s’étaient brièvement emparés de la ville d’Uvira en décembre, avant de se replier sous la pression des États-Unis. Cette décision intervient deux semaines après que les États-Unis ont imposé des sanctions à l’ancien président Joseph Kabila pour ses liens présumés avec l’AFC/M23, des accusations qu’il réfute.

o Les rebelles se sont retirés de Kabunambo, à environ 35 kilomètres au nord d’Uvira, pour rejoindre Luvungi, à quelque 30 kilomètres plus au nord en direction de la capitale provinciale Bukavu, où ils étaient stationnés avant leur offensive sur Uvira, ont indiqué les deux sources.

o Des familles congolaises ayant fui les violences de l’année dernière vers le Burundi voisin ont commencé à regagner leur foyer, a confié à Reuters un responsable de la société civile à Uvira.

o Les combats se sont poursuivis dans l’est du Congo en dépit des efforts de médiation menés par les États-Unis et d’autres acteurs internationaux.

o Dans une lettre adressée au Secrétaire d’État américain Marco Rubio, datée du 7 mai et diffusée aux médias ce week-end, le coordinateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a accusé les États-Unis de manquer de crédibilité en tant que médiateur, après la signature d’un accord de partenariat clé sur les minerais avec Kinshasa l’année dernière.

o Le Département d’État n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire lundi.

o Le Rwanda a nié les accusations des Nations Unies et des gouvernements occidentaux affirmant qu’il soutient les insurgés.

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