Guerre au Soudan : au moins 880 civils tués dans des frappes de drones entre janvier et avril, selon l’ONU – franceinfo

Le conflit entre l’armée soudanaise et les paramilitaires continue de faire de nombreuses victimes civiles, alerte le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk.


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Une tente de l’Unicef à Port-Soudan (Soudan), le 26 avril 2026. (KHALED DESOUKI / AFP)

Le conflit entre dans sa quatrième année et le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Au moins 880 civils ont été tués par des frappes de drones entre janvier et avril 2026 au Soudan, après trois ans de guerre entre l’armée et les paramilitaires, a rapporté le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, dans un communiqué lundi 11 mai.

Ces 880 morts civiles causées par des frappes de drones, la plupart dans la région de Kordofan, représentent 80% de l’ensemble des décès de civils liés au conflit, selon le communiqué. « Si des mesures ne sont pas prises sans délai, ce conflit risque d’entrer dans une nouvelle phase, encore plus meurtrière », a alerté Volker Türk. « Ce recours croissant aux drones permet aux hostilités de se poursuivre sans relâche à l’approche de la saison des pluies, qui, par le passé, entraînait généralement une accalmie des opérations terrestres », dénonce le responsable, qui souligne qu’« une intensification des hostilités dans les semaines à venir (…) risque de voir les hostilités s’étendre encore davantage aux Etats du centre et de l’est ».

De manière plus générale, « une grande partie du pays, y compris le Kordofan, est désormais confrontée à un risque accru de famine et d’insécurité alimentaire aiguë, une situation exacerbée par les retards ou les pénuries attendus d’engrais en raison de la crise du Golfe« , a ajouté Volker Türk. « Les attaques persistantes contre les établissements de santé dans plusieurs Etats ont également rendu de nombreux hôpitaux et cliniques peu ou pas opérationnels, ce qui accroît encore les risques pour les civils déplacés des zones touchées par le conflit », déplore le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.


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