Ce lundi (11 mai) marque la Journée mondiale des espèces menacées. Une date destinée à sensibiliser le public à la préservation de la faune et de la flore, alors que de nombreuses espèces continuent de disparaître à travers le monde.
Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), des milliers d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui classées comme vulnérables ou en danger critique d’extinction. En cause notamment : le changement climatique, la pollution ou encore l’urbanisation croissante.
En Guadeloupe, l’une des espèces emblématiques concernées est l’Iguane des Petites Antilles, aussi appelé iguane caraïbe.
L’iguane des Petites Antilles est aujourd’hui confronté à une menace majeure : l’hybridation avec l’iguane commun, aussi appelé iguane vert, originaire du continent américain.
« L’iguane vert possède une grosse écaille sous la tête et une queue annelée, contrairement à notre iguane endémique qui est plus brun avec une tête blanche. »
Angélique Chaulet, responsable du Zoo de Guadeloupe
Le problème survient lorsque les deux espèces se reproduisent entre elles. Cette hybridation entraîne progressivement une disparition de la génétique propre à l’iguane des Petites Antilles.
« On perd peu à peu la génétique de l’iguane endémique. »
Angélique Chaulet, responsable du Zoo de Guadeloupe
Aujourd’hui, l’espèce devient de plus en plus rare dans son milieu naturel. L’un des derniers territoires où il est encore possible d’observer des populations importantes reste les îlets de Petite Terre.
Face à cette situation, plusieurs programmes de protection ont été mis en place dans toute la Caraïbe, notamment dans les Antilles françaises afin de préserver ce patrimoine naturel.
Le Zoo de Guadeloupe participe également à cette sauvegarde à travers ce que les spécialistes appellent la conservation « ex-situ ». L’objectif : protéger certaines populations animales en dehors de leur habitat naturel afin d’assurer leur survie en cas de déclin majeur dans la nature.
Au-delà de la conservation, les structures zoologiques jouent aussi un rôle de sensibilisation auprès du public, notamment des plus jeunes.
« Nous expliquons aux visiteurs les bons gestes à adopter pour continuer à protéger ces animaux. »
Angélique Chaulet, responsable du Zoo de Guadeloupe
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