Semaine africaine de la vaccination : Une avancée majeure au Congo, dans la lutte contre la mortalité néonatale
La 16ème édition de la S.a.v (Semaine africaine de la vaccination), sous le thème, «Pour chaque génération, les vaccins sont efficaces», s’est déroulée du vendredi 24 au jeudi 30 avril 2026, sur toute l’étendue du territoire national. Lancée lors d’une cérémonie, le vendredi 24 avril 2026, dans l’enceinte de l’Hôpital spécialisé Mère-enfant Blanche Gomès, à Brazzaville, par le prof Jean-Rosaire Ibara, ministre de la santé et de la population, cette campagne de vaccination était couplée à l’introduction, dans le calendrier national de vaccination, de la dose de naissance du vaccin contre l’Hépatite B. Ce faisant, le Congo a rejoint les 115 pays déjà engagés dans l’élimination de l’Hépatite B à l’horizon 2030.
En attendant que le P.e.v (Programme élargi de vaccination) ne publie les statistiques relatives à la 16ème édition de la S.a.v (nombre de nouveau-nés vaccinés, par localité, les équipes déployées), on peut dire qu’avec la réalisation de cette campagne, le Congo améliore ses efforts dans la couverture vaccinale qui se situe au-delà des 80%. Comme l’a souligné le le Dr Vincent Dossou Sodjinou, représentant-résident de l’O.m.s au Congo, lors de la cérémonie de lancement de la S.a.v, le Ministère de la santé et de la population doit intégrer pleinement la vaccination dans les soins de santé primaires et assurer un accès équitable aux vaccins. Les professionnels de santé doivent continuer à être les premiers ambassadeurs de la confiance vaccinale dans les communautés, alors que les partenaires et les organisations de la société civile sont invités à poursuivre leur engagement, pour soutenir des solutions adaptées aux réalités locales.
La 16ème édition de la S.a.v a revêtu, pour le Congo, une portée historique, a reconnu le ministre Ibara, avec l’introduction officielle, dans le calendrier vaccinal, de la dose de naissance du vaccin contre l’Hépatite B, un fléau silencieux à combattre à tout prix. «Dans notre région africaine, la prévalence dépasse parfois 8% dans certains pays, et la transmission de la mère à l’enfant à la naissance est un mode de contamination majeur. Un nourrisson infecté a jusqu’à 90% le risque de développer une infection chronique, évoluant vers la cirrhose ou le cancer primitif du foie», a-t-il expliqué. Le Congo a décidé de renverser la tendance, pour éliminer l’Hépatite B. «Désormais, chaque nouveau-né sur le sol congolais recevra, dans les 24 heures suivant sa naissance, une dose monovalente de vaccin contre l’Hépatite B, avec une efficacité préventive proche de 90%. Le Congo rejoint ainsi les 115 pays déjà engagés dans l’élimination de l’Hépatite B à l’horizon 2030».
Le Congo est classé parmi les pays à forte prévalence, bien que la plupart des études menées sur les hépatites virales soient parcellaires et concernent particulièrement certains groupes de populations, comme les femmes enceintes, les donneurs de sang, les drépanocytaires, les populations autochtones, les militaires et les étudiants. Avec l’introduction de ce vaccin, le pays fait un pas en avant dans la lutte contre l’Hépatite B. Cette campagne a aussi permis de renforcer la couverture vaccinale, notamment contre la rougeole et la rubéole.
Urbain NZABANI
Crédit: Lien source