Sept militaires condamnés pour extorsion et vols en réunion en zone d’orpaillage clandestin en Guyane

Le 30 mars dernier, huit militaires ou ex-militaires du 9e Rima ( régiment d’infanterie de marine) comparaissaient devant le Tribunal judiciaire de Cayenne. Ils étaient accusés par une cuisinière et un orpailleur clandestin d’avoir dérobé une quarantaine de grammes d’or lors d’une opération menée les 3 et 4 octobre 2024, sur un site d’orpaillage illégal à Saint-Laurent-du-Maroni.

Si au cours des gardes à vue en novembre 2024, une partie des militaires concernés a confirmé certains éléments évoqués par les plaignants, la plupart ont cependant clamé leur innocence, affirmant s’être tenus à « la consigne ».

Ce mardi 12 mai, le tribunal a rendu sa décision ; sept des huit prévenus jugés ont été reconnus coupables d’au moins une partie des faits reprochés.

Trois ans de prison pour le plus gradé du groupe

William Bretchfeld, sergent au moment des faits, a été condamné à trois ans de prison dont deux ans avec sursis. Il a été reconnu coupable de violation de consigne, extorsion avec violence et vol en réunion. La peine, conforme aux réquisitions du parquet, est aménagée à domicile pour les douze mois de prison ferme. 

Il devra également travailler, rembourser les sommes dues au Trésor public, et est frappé d’une interdiction de port d’arme pendant cinq ans ainsi que d’une interdiction d’exercer dans le domaine militaire. La décision sera inscrite à son bulletin n°2 du casier judiciaire.

Les autres militaires ont été condamnés à des peines allant de dix mois à trente mois d’emprisonnement, le plus souvent assorties de sursis partiel et de mesures d’aménagement.

  • Jérémy Guianvarch a été relaxé du chef de violation de consigne. Pour les faits de d’extorsion par violence et de vol en réunion, il est condamné à 24 mois de prison dont 15 mois avec sursis, avec détention à domicile sous bracelet électronique. Il lui est interdit de porter une arme et d’exercer dans l’armée pendant cinq ans.
  • Tom Requena a également été relaxé pour violation de consigne. Il est condamné à 30 mois de prison dont 20 mois avec sursis ( extorsion par violence et vol en réunion) , avec maintien à domicile sous bracelet électronique et obligations de travail et de remboursement. Il est interdit de port d’arme et d’exercice militaire pendant cinq ans.
  • Pour extorsion par violence, Olivier Guenego est condamné à 18 mois de prison dont 12 mois avec sursis. Il est interdit de port d’arme et d’exercice militaire pendant cinq ans.s.
  • El Amine Mohamed-Saïd a été relaxé du chef de violation de consigne mais condamné (extorsion par violence et de vol en réunion) à 24 mois de prison dont 15 mois avec sursis, avec aménagement sous bracelet électronique. Les mêmes interdictions professionnelles et d’armement s’appliquent.
  • Christophe Anakaba a été relaxé de la violation de consigne et condamné à 18 mois de prison entièrement assortis du sursis simple, avec interdiction d’exercer dans l’armée et de porter une arme pendant cinq ans.
  • Benjamin Bourguignon a été relaxé de la violation de consigne et condamné à 18 mois de prison entièrement assortis du sursis simple, avec interdiction d’exercer dans l’armée et de porter une arme pendant cinq ans.

Une relaxe totale a également été prononcée pour l’un des prévenus jugés. Le neuvième militaire mis en cause n’a pas été jugé lors de cette audience : son procès a été renvoyé au 28 septembre, son avocate étant indisponible pour raisons médicales.

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