Soudan du Sud: Washington hausse le ton et réclame le retour à l’accord de paix de 2018

Avec notre correspondante à Juba, Florence Miettaux

Les déclarations de Nick Checker à l’issue de sa rencontre avec des officiels du gouvernement sud-soudanais, dont les noms n’ont pas été rendus publics, tombent mal pour le camp de Salva Kiir. Les alliés du président sud-soudanais tentent en effet de convaincre qu’ils souhaitent organiser des élections en décembre 2026, et que pour ce faire, un dialogue politique est en cours avec l’opposition. Le nouveau chef de l’armée a même annoncé ce lundi l’intégration de factions issues de l’opposition à l’armée sud-soudanaise.

« Une farce »

Mais Nick Checker n’a visiblement pas été convaincu, déclarant : « C’est une farce que de prétendre qu’un dialogue inter-parti est en cours alors que le vice-président Riek Machar, qui dirige le deuxième plus grand parti signataire de l’accord de 2018, est détenu et en procès ». L’officiel américain a en outre accusé les dirigeants sud-soudanais de « profiter des crises créées par eux-mêmes et des promesses fallacieuses de réforme et de préparations électorales comme des moyens de solliciter du soutien international ».

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Illustration ce lundi à l’Assemblée nationale des tensions qui persistent entre les fidèles de Riek Machar et ceux de Salva Kiir : les députés loyaux au vice-président ont quitté les bancs de l’Assemblée en protestant contre la volonté du camp présidentiel de faire voter des amendements à l’accord de paix de 2018 d’une façon « non inclusive », bafouant les procédures prévues par le texte.

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