A Cayenne, des jeunes de l’École de la seconde chance racontent leur résilience dans un recueil de nouvelles
« Écrire ça, ça m’a fait voir qu’il y a certains moments où l’on ne peut pas faire confiance à la famille. Dans ma famille, on s’aime, mais on se déchire. » En quelques mots, Maverick Mona résume son histoire, celle d’une famille complexe, mais aussi celle d’un rêve qu’il a poursuivi.
Son témoignage est publié dans Voi(e)x d’avenir, un recueil sorti il y a quelques jours aux éditions Atipa. Comme Maverick, quatorze autres jeunes ont couché sur le papier leurs angoisses, leurs rêves, leurs déceptions, mais aussi leur résilience.
Ces écrivains en herbe sont scolarisés à l’École de la seconde chance à Cayenne, une structure qui accompagne les jeunes en difficulté scolaire ou professionnelle. Pour beaucoup, l’écriture a servi d’exutoire. « J’avais des choses dont j’avais du mal à parler avec les autres. Là, j’ai pris le temps de l’écrire et ça m’a fait beaucoup de bien », résume Youvelise Jacques
L’écriture comme outil de résilience
Ce livre d’une quarantaine de pages est une initiative d’Elisa Lheureux Drak Alsibai et des éditions Atipa. Pendant sept mois, la maison d’édition a accompagné les jeunes dans l’écriture et la construction de leurs récits.
« En fait, la résilience devenait la réponse à la déception », explique Eric Médaille, à la tête de la maison d’édition. Ça a été parfois un petit peu difficile dans la mesure où certains étaient beaucoup plus réservés que d’autres. Mais on est quand même contents du résultat parce qu’ils ont fait le choix de nous faire confiance. Petit à petit, ils se sont ouverts, ils nous ont raconté leur histoire et on est assez impressionnés. »
Deux cents exemplaires de Voi(e)x d’avenir sont déjà disponibles en librairie.
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