Hantavirus : 70 ans, passionné d’oiseaux… On sait qui est le patient zéro qui a ramené le virus sur le MV Hondius

L’hantavirus des Andes s’est bien propagé au sein du bateau de croisière MV Hondius. On le sait désormais, ce lundi 11 mai 2026 : un patient français, débarqué du navire arrivé aux Canaries et placé à l’isolement, a été testé positif à cette maladie zoonotique, ainsi qu’un patient américain (en plus de la petite dizaine de cas déjà déclarés).

De quoi faire paniquer ceux qui se souviennent trop bien de la pandémie de Covid-19, malgré les prises de parole rassurantes des professionnels de santé, qui écartent la répétition de ce scénario. Grâce aux journalistes du New York Post, on connaît désormais l’origine de ce cluster, le « patient zéro » qui a ramené ce virus rare à bord.

Un Néerlandais passionné d’ornithologie

Il s’appelle Leo Schilperoord. Cet ornithologue néerlandais de 70 ans a été le premier à présenter les symptômes de la souche des Andes de l’hantavirus, dès le 6 avril dernier, et fait partie des trois victimes mortelles déclarées.

L’article du New York Post retrace les raisons de son passage en Argentine : il réalisait un voyage de cinq mois en Amérique du Sud avec sa femme, Mirjam Schilperoord, également ornithologue.

Ils avaient atterri le 27 novembre dernier et visité plusieurs pays avant de revenir dans la région d’Ushuaïa et d’embarquer sur cette croisière le 1er avril 2026.

Leurs proches ont publié un discret avis de décès dans le média local de leur commune d’Haulerwijk, aux Pays-Bas, un village de 3 000 habitants. Ils rendent hommage au couple et à leur passion, l’ornithologie, sujet sur lequel ils ont notamment écrit des articles dans des revues spécialisées néerlandaises. « Vous nous manquerez, ainsi que vos histoires », peut-on lire.

Il a visité une décharge avant d’embarquer

L’enquête de nos confrères américains a souligné comment le couple a pu contracter le virus. Ils se seraient rendus, peu avant d’embarquer, dans une déchetterie proche de la ville d’Ushuaïa, un spot qui serait connu chez les ornithologues pour observer une espèce spécifique d’oiseau qui ne se trouve qu’au Chili et en Argentine : le Caracara à gorge blanche.

Un lieu « évité comme la peste par ses habitants », et, on l’imagine bien, prisé des rongeurs, et notamment le rat pygmée à longue queue, qui transmettent l’hantavirus. Le Néerlandais a pu y respirer des poussières contenant des sécrétions desdits rongeurs.  

Leo Schilperoord est décédé quelques jours seulement après avoir ressenti les premiers symptômes (fièvre, maux de tête et diarrhée), le 11 avril. Mirjam Schilperoord a dû dire au revoir à son mari avant de ressentir elle-même des symptômes importants, 15 jours plus tard.

Elle a donc été débarquée sur l’île de Sainte-Hélène (Royaume-Uni), au milieu de l’Atlantique Sud, avec la dépouille de son mari, avant de prendre un avion pour Johannesburg (Afrique du Sud) où elle est décédée le 26 avril du même virus. Elle avait tenté d’embarquer à bord d’un vol pour les Pays-Bas avant d’être éconduite en raison de son état de santé.

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