Les Chrétiens de Guadeloupe répondent à l’appel du Pape et prient pour la paix au Liban et au Moyen-Orient
C’est une messe particulière qui a été célébrée, ce dimanche 10 mai, à la chapelle Saint-Charbel du Centre pastoral Siméon Oualli, aux Abymes. L’émotion était palpable. Alors que les tensions et les violences qui touchent le Liban et plusieurs pays du Moyen-Orient font la une de l’actualité depuis plusieurs semaines, de nombreux fidèles se sont réunis pour une messe dédiée à la paix.
Célébrée par Monseigneur Philippe Guiougou, cette cérémonie répondait à l’appel lancé par le pape Léon XIV invitant les catholiques du monde entier à prier pour la paix.
Malgré les images terribles qui parviennent de ces territoires, le message porté ce matin durant la célébration voulait aussi transmettre de l’espoir.
« On croit en la force de la prière, que le monde aussi sache que nous prions, que le monde entier prie pour la paix et qu’il y a des hommes et des femmes qui veulent une justice et un monde sans guerre, un monde de paix. »
Monseigneur Philippe Guiougou, évêque de Guadeloupe
Une messe pour la paix
Durant son intervention, Monseigneur Guiougou a également souligné l’importance du lien entre la Guadeloupe et la communauté libanaise présente sur l’archipel depuis de nombreuses années.
« Une petite île comme la Guadeloupe peut paraître minuscule, mais il y a une communauté libanaise qui est présente depuis de nombreuses années. Notre prière monte vers le Seigneur, mais surtout les hommes doivent savoir que nous voulons lutter contre la guerre et lutter pour la paix. »
Monseigneur Philippe Guiougou, évêque de Guadeloupe
L’évêque a aussi rappelé que cette prière concernait l’ensemble du Moyen-Orient. Pour lui, un lien fort unit la communauté libanaise et l’Église catholique de Guadeloupe.
Le lien fort entre la Guadeloupe et le Liban
Présent depuis seulement quatre mois en Guadeloupe, le père Georges Chamoun, missionnaire libanais et curé de la chapelle Saint-Charbel, a également participé à cette messe. Pour le religieux, l’émotion était particulièrement forte ce matin.
« Nous prions pour la paix au Liban depuis le premier jour. Mais aujourd’hui, parce que l’évêque était avec nous, c’était un peu différent. »
Père Georges Chamoun, missionnaire libanais, curé de la chapelle Saint-Charbel
Selon lui, les liens entre les deux communautés dépassent largement le cadre religieux.
« C’est un lien profond, vrai et authentique. C’est ce que je ressens depuis le premier jour que je suis ici. Il y a beaucoup de communication, il y a vraiment une union de prières entre le peuple guadeloupéen et le peuple libanais. »
Père Georges Chamoun, missionnaire libanais, curé de la chapelle Saint-Charbel
Parmi les fidèles présents, beaucoup partagent cette envie de voir triompher la paix. C’est le cas de Willy Romanos. Né en Guadeloupe, au sein d’une famille d’origine libanaise installée sur l’archipel depuis plusieurs générations, il insiste sur l’attachement profond de cette communauté à la terre guadeloupéenne.
« Nous sommes d’origine libanaise, mais nous sommes fondamentalement Guadeloupéens. Nos grands-pères sont arrivés en Guadeloupe dès 1860. Nous ne renions pas nos origines, mais nous sommes fondamentalement Gwada, d’origine libanaise. »
Willy Romanos
Il évoque les souffrances causées par les conflits au Moyen-Orient.
« Je ne peux pas exprimer ma tristesse et mon amertume de voir qu’un pays, au XXIe siècle, arrive à ne pas s’entendre, à prévoir la guerre plutôt que la paix, l’amour. Il n’y a plus d’amour dans le monde. »
Willy Romanos
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