Il s’appelle Maripa. Cette souche de la famille des hantavirus a été détectée en 2008 en Guyane et, depuis, les chercheurs continuent de l’étudier. « Il y a des mutations, mais l’évolution est très lente, indique Anne Lavergne, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur de Guyane. En fin de compte, les évolutions, c’est souvent quand il y a des sauts d’espèces où là ça mute beaucoup. Là, on est toujours sur nos mêmes populations de petits rongeurs avec des foyers locaux. »
Une transmission par les déjections de rongeurs
À la base, le virus Maripa se trouve dans les déjections de rongeurs. Il suffit d’inhaler des particules pour présenter un risque de contamination. Un risque que prend chaque jour David Garcia, dératiseur. « Le fait que ce soit en aérosol, peut-être que je vais porter le masque un peu plus souvent. Jusqu’à maintenant, je ne le mettais que lorsque j’allais dans des endroits très infectés, des milieux fermés, des combles ou des faux plafonds, mais jamais en milieu ouvert. »
Des cas recensés sur le littoral guyanais
En Guyane, seuls le rat des cannes et la souris pygmée à longue queue sont porteurs du Maripa. Des rongeurs peu présents en zone urbaine, même si quelques contaminations ont déjà été décelées. « On a des cas qui sont en bordure de Rémire-Montjoly, on a eu des cas sur la zone de Macouria, on a eu des cas sur les zones d’Iracoubo, détaille Anne Lavergne de l’Institut Pasteur. C’est globalement quand même la distribution des réservoirs. Ces réservoirs qu’on observe sont sur la bande littorale, ils ne sont pas en forêt. »
Cinq décès depuis 2008
Depuis 2008, 13 cas ont été recensés en Guyane. Cinq personnes sont décédées du virus Maripa.
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